‹ La chanson du pauvreChapitre 45 sur 82 · MAISON DE MALHEUR · texte numérisé non relu

MAISON DE MALHEUR

L'ennui tisse aux coins de mon cœur, Comme des toiles d'araigi-nées, De grandes ombres imprégnées Du souvenir de mon malheur.

Oh ! la demeure solitaire, Sans espérance et sans amour, Où la douleur s'assit, un jour, Gomme une sœur mystique et chère.

0 la triste, triste maison !

Le silence en devient le maître; Toutes les larmes de son être On les y pleure sans raison.

I2<) LA CHANSON DU PAUVftE

Parfois notre âme, elle est trop pleine, Oh! fuir alors! Mais c'est en vain !

On a tant pleuré qu'à la fin L'on ne peut vivre sans sa peine.

Les pleurs font aimer la prison.

Ne sortez pas, c'est inutile, Vous seriez comme un qu'on exile, Regrettant la triste maison.

Car vous avez pris la coutume, Le ciel pur vous serait mortel I De respirer l'ambre et le sel D'un air saturé d'amertume.

MON CŒUR PLEURE D AUTREFOIS I27

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