SOIR
Dors en mes yeux, songe irréel de femme, Loin de ma chair, loin de mes mains ; Song-e en mes yeux, dors en mon âme.
Visible en mes seuls et tristes chemins.
Que le secret abaisse sa paupière Sur ton être à la mort pareil, Et que nul n'entr'ouvre la pierre
Oui scelle au jour ton vespéral réveil.
Ombre des nuits seules et boréales,
Dans ma douleur reviens t'asseoir, Et que les heures musicales
Larment de lys le grand silence noir.
l5o LA CHANSON DU PAUVRE