‹ La chanson du pauvreChapitre 55 sur 82 · SOIR · texte numérisé non relu

SOIR

Dors en mes yeux, songe irréel de femme, Loin de ma chair, loin de mes mains ; Song-e en mes yeux, dors en mon âme.

Visible en mes seuls et tristes chemins.

Que le secret abaisse sa paupière Sur ton être à la mort pareil, Et que nul n'entr'ouvre la pierre

Oui scelle au jour ton vespéral réveil.

Ombre des nuits seules et boréales,

Dans ma douleur reviens t'asseoir, Et que les heures musicales

Larment de lys le grand silence noir.

l5o LA CHANSON DU PAUVRE

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