‹ La chanson du pauvreChapitre 58 sur 82 · NUIT D'ETE · texte numérisé non relu

NUIT D'ETE

Vos long-s baisers de lune, épandus sur les temps

Comme des mains impériales, Me font mourir de vous, ô les nuits nuptiales,

En l'Invisible que j'attends.

Viendra-t-elle avec vous, jeune et pâle des songes

Soufferts en vos lascivetés ?

Viendra-t-elle au palais funèbre des mensonges,

Gomme l'Ange des vérités ?

Qu'elle soit votre sœur pour ses yeux de pensée

Et que sa lèvre au goût de miel, Entr'ouvre à l'infini de mon attente, ô ciel! La chambre où, dans mon cœur, la lune s'est glissée.

MON CŒUR PL*UI\E d' AUTREFOIS iSq

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