PRÉFACE
Mais ce serait flancher que de fuir et nous plaindre, Soyons francs dans nos cœurs, disons des vérités !
Notre bravoure à nous c'est de reiller sans croindre
Les mots blessants d'autrui sur nos œuvres jetés.
Que peut faire aux aiglons une meute sans ailes | À Et qu'importe au marin les récifs qu'il a fui ? Nous opposons aux vents notre espérance belle,
Et les feux de notre âme aux noiïrceurs de la nuit !
Puisqu'enfin nous gagnons vers une autre hém ispière Où brillent les couchants sur le calme du port, Nous pourrons donc dormir dans notre cimetière,
Défiant les flots noirs jusqu'à près notre mort.
Nous sommes les lutteurs des races de Sicambre, Nous défions le sort d'être pour nous cruel.
Mon âme montera si loin de notre cendre,
Qu'elle atteindra du coup les marche- pieds du ciel ! LOUIS-JOSEPH DOUCET
Québec, 14 juillet 1917.
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