‹ La chanson du paysan [microforme]Chapitre 55 sur 73 · BRISE TENDRE · texte numérisé non relu

BRISE TENDRE

Quand la brise qui passe aux cheveux des javelles Parfume son haleine et grise l'horizon :

Lorsque sur l'eau du lac se mirent les étoiles,

Et que dans l'âtre éteint chante le noir grillon :

Quand le soir sur la terre a déployé ses voiles, Troublant l'âme du gueux qui longe la moisson :

Lorsque les feux-follets sur les tombes nouvelles

A travers les cyprès dansent leur cotillon :

Il fait bon contempler de la pauvre mansarde, Sous l'œil faux et hagard de la lune blafarde,

Un coin béni du ciel plein de recueillement.

Alors, dans la tempête où sombrent les années,

Avec sous le regard un peu du firmament,

Moins pesant me paraît le poids des destinées,

LA CHANSON Dpt PAYSAN

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