LES OISILLONS
Ils sont muets, les oisillons :
Leurs nids jonchent la glèbe aride :
Sur les coteaux plus de moutons :
La fontaine est maintenant vide.
Ils sont muets, les oisillons :
Le vent passe sur la prairie Et forme de froids torbillons
Dont je me sens l'âme engourdie.
Ils sont muets, les oisillons :
Comme nous sentent la souffrance Des jours, où, sans bruit nous allons
Vers le trépas, sans espérance’
LA CHANSON Dpt FAYSAN
Hs sont muets, les oisillons :
La terre n'est plus qu'une tombe, Où se sont cachés les grillons,
Morts avec l'été qui succombe,
[ls sont muets, les oisillons :
Les pins vers nous ployent la tête :
Adieu, les fleurs et les boutons :
Au loin s'élève la tempête !
Ils sont muets, les oisillons :
La tige au portique enlacée, Regrette les gai papillons
Couchés sur la terre givrée,
Ils sont muets, les oisillons :
Semant en mon cœur du délire,
J'écoute si leurs ailerons
Feront pleurer ma triste lvre.
Ils sont muets, les oisillons ;
Sans allégresse est ma demeure ;
Déserts sont les grands horizons ;
C'est leur silence que je pleure !