‹ La chanson du paysan [microforme]Chapitre 57 sur 73 · LES OISILLONS · texte numérisé non relu

LES OISILLONS

Ils sont muets, les oisillons :

Leurs nids jonchent la glèbe aride :

Sur les coteaux plus de moutons :

La fontaine est maintenant vide.

Ils sont muets, les oisillons :

Le vent passe sur la prairie Et forme de froids torbillons

Dont je me sens l'âme engourdie.

Ils sont muets, les oisillons :

Comme nous sentent la souffrance Des jours, où, sans bruit nous allons

Vers le trépas, sans espérance’

LA CHANSON Dpt FAYSAN

Hs sont muets, les oisillons :

La terre n'est plus qu'une tombe, Où se sont cachés les grillons,

Morts avec l'été qui succombe,

[ls sont muets, les oisillons :

Les pins vers nous ployent la tête :

Adieu, les fleurs et les boutons :

Au loin s'élève la tempête !

Ils sont muets, les oisillons :

La tige au portique enlacée, Regrette les gai papillons

Couchés sur la terre givrée,

Ils sont muets, les oisillons :

Semant en mon cœur du délire,

J'écoute si leurs ailerons

Feront pleurer ma triste lvre.

Ils sont muets, les oisillons ;

Sans allégresse est ma demeure ;

Déserts sont les grands horizons ;

C'est leur silence que je pleure !

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