‹ La chanson du paysan [microforme]Chapitre 7 sur 73 · TERROIR · texte numérisé non relu

TERROIR

Comme le pin tombé du sommet des collines,

Inclinant dans la nuit son large front chenu.

Garde, malgré les heurts déchirant ses racines

Un peu du sol natal à son tronc retenu ;

Je conserve toujours dans mon âme fidèle,

Un souvenir touchant du village natal.

Le langage si doux d'une race immortelle

Et le songe divin d'un beau ciel hivernal.

Et je revois encore, au fond de ma mé

moire, Le décor émouvant de 1

a vieille maison

Au long toît radoubé : la route solitaire

Bien des fois parcourue aux jours de fauc

haison.

Sous le charme assombri de ces riens par l'absence, Qui s'attachent à moi pénétrant d'amitié, Plus volontiers je meurs en trompant mu souffrance

Heureux de retourner au sol où je suis né !

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