TERROIR
Comme le pin tombé du sommet des collines,
Inclinant dans la nuit son large front chenu.
Garde, malgré les heurts déchirant ses racines
Un peu du sol natal à son tronc retenu ;
Je conserve toujours dans mon âme fidèle,
Un souvenir touchant du village natal.
Le langage si doux d'une race immortelle
Et le songe divin d'un beau ciel hivernal.
Et je revois encore, au fond de ma mé
moire, Le décor émouvant de 1
a vieille maison
Au long toît radoubé : la route solitaire
Bien des fois parcourue aux jours de fauc
haison.
Sous le charme assombri de ces riens par l'absence, Qui s'attachent à moi pénétrant d'amitié, Plus volontiers je meurs en trompant mu souffrance
Heureux de retourner au sol où je suis né !