La partie occidentale et méridionale de l'île
3. La partie orientale cl septentrionale. Division géographique donnée par la ligne de partage des eaux.
\. Ou mieux : Tra' moidi pour le Ponant cl /*(>' nionli au Levant.
Vico est purement italien. On appelle même les haljitants de Vico u les Athéniens de Corse ».
A vrai dire, si nombre de philologues ont eu raison d'affirmer que le dialecte corse, dans son ensemble sans doute, est le moins corrompu des dialectes italiens et qu'il est infiniment plus intelligible — ce qui est aller un peu loin — que le jargon de Naples, de Gênes, de Bologne, de Milan ou de Venise ; si Grégorovius trouve qu'il offre de grandes analogies avec le langage du ïranstevere ; si Niccolo Tommaseo le déclare le plus pur des dialectes italiens, il faut convenir pourtant que, comme en Sardaigne — mais avec moins de laisser-aller, de fantaisie — il est fort mélangé d'espagnol, d'arabe, de grec, de latin — de carthaginois, ajoutent même certains ' — tous apports très savamment fondus dans la langue toscane ^ ou peut-être tout simplement dans le latin qui, au dire de Pierre de Corse, était généralement parlé dans l'île au xvi*" siècle.
Micali, le célèbre auteur de la Storia degli antichi popoli italiani, a cru y reconnaître la racine des anciennes langues italiques :
« E sempre che si potesse avère buona cognizione del dialetto proprio dei montanari corsi, non sarebbe impossibile ritrovarvi addrento talune radici atlini aile anliche lingue italiche. Nel dialetto corso, une dei mené alterati, s'adopera comunemente VU per O : proprie ta dei primi linguaggi italici : quindi dicono i nativi duve, truvatu, BiANCu, » etc.