‹ La chanson populaire de l'île de CorseChapitre 28 sur 79 · I. « Poussières de Maquis, » — Le Journal, 9 fév · texte numérisé non relu

I. « Poussières de Maquis, » — Le Journal, 9 fév

aussi quelque chose en plus, comme une sauvagerie ardente et sombre, une sauvagerie aux yeux de braise, à la pâleur de cire, telles ces étranges femmes en deuil journellement rencontrées au creux des sentes ombragées de chênes verts des routes de Bastia et du Salario. n

Donc, comme tous les peuples méridionaux et latins, les Corses, entr'autres signes distinctifs, ont une très heureuse aptitude à la poésie et au chant ; mais, tandis qu'en Italie, u dès le commencement du xvii^ siècle, on s'est mis à écrire avec la préoccupation de fournir à la virtuosité des chanteurs un prétexte d'éclat, de parade et de déploiement ^ », tandis que la Provence et la Catalogne suivaient ce mouvement, et qu'aujourd'hui les riverains de la Méditerranée fredonnent des refrains de café-concert, en Corse, et chez les bergers, l'art musical ou plutôt la tradition musicale s'est conservée dans toute sa rudesse comme "dans toute sa simplicité, — sa pauvreté môme, si l'on veut.

I. Les Rapports d" la Mns'uiue et de la Poésie, par M. Jules Combarieu.

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