CHAPITRE Mil
Thèmes comparatifs de vieilles mélodies populaires de Corse et d'ailleurs.
Nous venons de voir que la mesure — pas plus que la variété mélodique — n'existe pas, pour ainsi dire, dans la musique corse et que cependant les cantilènes populaires ont un charme pénétrant. Malheureusement, les musiciens ne veulent pas ou ne savent pas traduire en musique primitive ces airs primitifs ; où la notation en plain-chant serait la seule correcte, ils nous infligent l'écriture moderne, sans même briser la cadence en des changements, licites, de mouvement, alors, la mesure, avec un temps uniforme, emprisonne en son moule arbitraire l'adorable et hallucinante mélopée, brise toute l'accentuation, tout le rythme de ces récitatifs. Pour notre part, nous avons dû nous plier au vouloir de ceux qui, fort amicalement, nous transcrivirent ces airs naïfs en leur gardant le plus possible l'allure originelle, mais nous souhaitons qu'ils soient un jour recueillis plus complètement et avec une notation plus apte à en rendre toute l'élrangeté, tout le sentiment'.
]. Nous devons cependant dire toute notre profonde atlmiration pour les notations et orchestrations que nous firent — pour nos causeries de la (( liodinière » en j()o(i — MM. Henry Chys, Charles Furet et surtout le jeune et célèbre compositeur Maurice