‹ La chanson populaire de l'île de CorseChapitre 30 sur 79 · L.\ CHANSON POPULAIRE · texte numérisé non relu

L.\ CHANSON POPULAIRE

Nous donnerons maintenant une paghiella, un de ces airs typiques qui se fredonnent du cap Corse aux Bouches de Bonifaccio. C'est une cantilène que l'oii adapte à toutes les pièces — et elles sont nombreuses ! — taillées sur le patron d'une poésie de l'italien Fulvio Testi. Nous ne citerons que la strophe la plus connue :

Andante (Dfciamato)

Va , g'd - bon . do

pen

.sie.ro, 0 . ve vai,rIoD.de vie . ni, eche pre .

fi F^ N J^ K

^''iij'ij^

(en.di? ^rii,su l'a . li . leg" . g^ie.ro, O.ra par-ti,o.ra

V^lF*

ifc

n ri I

for. ni, or pog- . g"i,or scen.di E,nel fiio nio.to e

ilj N ^jri^fc^

fer.no. Sei l'IsjiLoii dt'lJ' a . mo.ri'.so m . f'erno

Il en est une aulro qui nous fui communiquée par un R. P. Dominicain du couvent de Corbara, et qui, plus mouvementée comme rythme el non moins populaire — mais dans les ports — est essentiellement italienne tant par sa mélodie-que par ses paroles.

Havcl ([iii, par des accompagnements en lointain, siil faire entendre et comprendre les prodigieux murmures de la montagne corse et l'àmo toute tressaillante des insulaires.

p ir p r '

* ff #■:

Guar.da che oot.te pU. ci.da

(j) t'p P r PiPf ' >!;ir pf-^^

Guarda che bel.la lu.aa. Yie.ni fanciuUa sco.re.re

r Ig J ;'J>J)||^

ff g^p

la lim.pi.da la . cu.na U. oa g-en. til' au ret.ta

ff R •

ifc

fe^

Seo.ti con sol' il cor. Vel.eg-.gia la bar.chet.

ta Gui.da . ta

dalTa - mor, Vel-eg*

mpgpir-^^i

-gia la barchet.ta Gui.da. ta daU'a-mor.

Mais si la Corse en vient aujourd'hui à ces « roucoulades » italiennes, prétentieuses au point de vue mélodique et banalement fades quant à la poésie, elle sut garder jusqu'en ces dernières années — et elle gardera longtemps encore dans ses montagnes, chez ces bergers qui, dans presque tous les pays, demeurent comme les derniers flamines de la tradition — elle sut garder ses rudes chants de jadis, aux lentes inflexions que ne déshonore pas le u truc » illogique des mots et des vers répétés dont nos musiciens abusent en dépit du rythme poétique, en dépit de l'action progressive par quoi le vers doit succéder au

vers sans se répéter inutilement. Et ces vieux chants que nous donnons maintenant présenteront souvent quelques analogies — souvent frappantes — avec nombre d'airs populaires très anciens pris chez d'autres peuples, comme ceux-ci par exemple .

Chanson persane ^

Andante

st^

Der des-te da.ri tchouh nar.

^ m\amn\o.^^

tou mi.a et bou y ar;

Dun ia ne da red atb e .

;i'rrrigTinii

Setnboul biar be . rai.cha.e.men

Votre teint est vermeil comme la fleur de grenadier, — Votre parler un parfum dont je suis l'inséparable ami ; — Le monde n'a rien de stable, tout y passe.

Refrain :

Apportez des fleurs de senteur pour ranimer le cœur de mon Roi.

I. Annotée par .I.-.l. Houssoaii. — Si les « l)lanchos » étaient lonj^tomps tenues, celle mélodie ofTrirait pins que do l'analoffie avec les vieux chants corses.

Chanson norwégienne du XIV' siècle K

Prouesses de Sigurd, héros de l'Edda, pour mériter la fille du Roi.

Assez lent

4^'vf r iM p p g N'' i^ J< h.m

Aa Koo.geo han stod paa hoi.eD Laftssval, haD r7\

i/hi^ J'j\fllJ jMglp Prg

saag>sigfud saa tï . de. Ret u . de paa deo

(jAj^ Jl j.. JilJi.J^ JUi ;, jip

g'ronne Val, d«r fik han se han Sju-gurdmoo

é^^^i'J J'^ iJiJ^Ai'j'J^j^lA Jife

pi . de, ' Sjug-urd To-ge Li.ve for Jem fru.a

Ballata italienne politico-satirique du XIH* ou XIV siècle.

n^'^hii.]^ ^-3J I ■'•^ itj j:

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