‹ La chanson populaire de l'île de CorseChapitre 45 sur 79 · Canti popolari corsi · texte numérisé non relu

Canti popolari corsi

rite de son affection, exempte de jalousie, et de dire, symboliquement, en quelle sécurité peuvent se considérer parents et amis de sa fiancée. Mais est-il en proie aux soupçons jaloux, n'aime-t-il plus ou est-il repoussé, alors il tirera le coup de feu hors de la maison et, dès ce moment, que chacun se garde...

A \rai dire, toutes les sérénades corses ne sont point aussi tragiques et il en est qui rappellent les malaguenas espagnoles, les canzonelte napolitaines ou telles cantilènes arabes ou grecques, celle-ci, par exemple, intitulée (( Les Baisers » que fredonnent les bateliers du Pirée :

Oaa clva». t' aTTpa t' O'jpavou, xàos ojpa

T6 o-a»,^ cpopal; 6 voO^ [xou o"' ivS'jjjLÔcTa!..

K' elç t' ovsipov toj àxojjiTj OTav y.ov^yrzoL^

ZwvTavà o-à ôtopsl, xaôw^ xal Ttooa.

Maxap'la (7'ziy^r\ ! EuT'jyrjÇ wpa î

Aàv AT,o-[jt.ovto ttotÉ |i.O'j : àXXà tuoO TrâTS

<I>',X*/i'JiaTa T£p7r,^à ; ITwç oàv TrîTÔtTe

[Na (pcao-îT îto^ 0- îjjLc xaî. aTt aAÂTjV vcopa ^.

On a pu remarquer, enfin, que dans leurs sérénades comme dans tous leurs autres poèmes, chantés ou non, les Corses ne craignent point les longueurs ; une simple chanson de trois ou quatre couplets leur semblerait dérisoire.

I. Autant il y a d'astres dans le ciel, à chaque heure — Autant de mes baisers et de mes pensées vont à ton souvenir. — Et puis dans mes songes, quand je dors, — Vivante je te vois conime si j'étais éveillé. — Heureux moment! Heure fortunée! — Ne me détrompez plus. Mais où allez-vous, — Doux baisers? Pourquoi ne volez-vous pas — Pour venir jusqu'à moi, longtemps encore.

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