CHAPITRE VI Chansons de travail
(Chanson des pêcheurs. — La cueillette des olives. La récolle des châtaignes.)
Danses.
{La Zilimbrina.)
Si le folk-lore corse est original dans les poèmes que nous venons d'analyser et dans les chants de mort, il faut avouer qu'il est moins curieux — tout en conservant quelque pittoresque — dans ces chansons qui décrivent soit les principales phases de la vie paysanne, soit les fêtes religieuses des solstices.
A part la Casinca* fort bien cultivée et surnommée pour ceci « le jardin de la Corse », les fertiles territoires insulaires sont mis en rapport de façon plutôt simpliste. Les instruments aratoires y sont rudimenlaires et, disons-le, le Corse n'aime pas trop le travail pénible et long. Aussi ne chante-l-il guère qu'aux récoltes venues :
Tribia tu, che tribia anch'ellu Bianca coda, rosso pelu.
I. Territoire, sur la côte orientale, qui s'étend de Bastia à Ccrvione.
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Gira l'aghia in tondu in tondu, Paglia in pula e granu mundu.
Tribian fort'i boni boi !
Lu granu s'en ven a noi Ma la paglia tocc' a voi.
Foule, car il foule lui aussi — Toi queue blanche, lui poil roux. — Tourne dans l'aire, en rond, en rond — que l'épi se vide, que le grain tombe. — Qu'ils foulent bravement, les bons bœufs ! — Le grain s'en vient à nous — Mais la paille vous revient K
Par contre, les bergers chantent toujours, même dans leurs travaux, et leurs chansons parfois sont bien bizaires :
Andantino .
U . na se - ra per fur . tu . na
Tec . chiu di ras . ta . g"ue cot . te
I mi
ei ea
)re au chiari di
lu
Il a
Mi
pa . re - an g-ni . va
not . te