I . Voir plus loin, même chapitre
LA GHANSO^J POPULAIRE
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Mais alors que la coutume de ces chants a, peu à peu, disparu de l'Europe, nombre de petits villages corses continuent, aujourd'hui encore, de bercer leurs morts avec d'étranges berceuses.
Pierre de Corse, qui est le premier historien* ayant fait mention des cérémonies et chants funéraires en Corse, les suppose d'origine romaine.
A vrai dire, il ne reste presque plus rien maintenant de l'antique rituel. La lugubre chevauchée du mort, ficelé et maintenu en équilibre sur son cheval, enlouré de ses proches à clieval aussi et silencieux, M. G. Yuillier l'a pathétiquement rendue telle qu'il put la voir dans le Fium'Orbo, et nous-même, en 1887, nous rencontrâmes semblable cavalcade dans la vallée de rOrtolo ; mais cette macabre promenade qui menait le défunt du lieu de mort au lieu d'enterrement, n'existe plus.
De même, chaque jour tend à faire disi>araître quelques-uns de ces rites :
Dès que le moribond a trépassé, l'on éteint le feu et l'on ferme les volets de sa maison; puis, le plus somptueusement possible, on habille le cadavre, on noue