‹ La chanson populaire de l'île de CorseChapitre 7 sur 79 · Maison · texte numérisé non relu

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l. La « paf^hiella », devenue italienne, eut Majorque pour pays I oriffinc.

peut n'enfermer que quelques mots, comme aussi des pages entières ; vers ou non, rimes ou non rimes, prose de toutes sortes, tout peut se chanter sur \r paghiella.

« Que vous dire des voceri? ceux-là ne sont plus chantés, ils sont hurlés et n'ont absolument rien à voir avec l'art musical, Ils ressemblent fort peu aux voceri littéraires que l'on trouve dans certains auteurs, Gregorovius, par exemple. »

Il est évident que le caractère sacerdotal ne peut tolérer les imprécations et les exhortations à la vengeance qui sont la trame et la chaîne des voceri ^, mais M. l'abbé Letteron ne dépassait-il pas un peu sa pensée en leur déniant tout sentiment artistique ?

D'autres, sans aller aussi loin, partagent ces opinions. Ainsi M. P. Lucciana, savant professeur au Lycée de Bastia, qui sous le pseudonyme amusant de Vattelapesca ^ a écrit en très simple dialecte corse des centaines de récits humouristiques populaires et quelques douzaines de fines comédies, cumediok, également populaires.

(( ... Il y a des Corses qui ont écrit des vers italiens, Viale, Multedo, Guibega, etc. — Mais sauf les quelques chants recueillis par Tommaseo, Viale et (îrimaldi déjà anciens et d'auteurs inconnus, il n'existe pas de poésies corses qui puissent constituer une littérature indigène. Quant à la musique, elle n'est guère en honneur parmi nous, dans les villages beaucoup moins que dans les villes. Notre langue 3 est pourtant bien musicale, et la belle nature qui nous environne semble faite pour nous inspirer

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