TT
puer
re s en
va, sen va,
sen va.
s'en
lot
la guer
s'en
- re s er
a guer re
(1) Tiré àeV Odhecaton de Petrucci. Lettre C, p. 42 (anonyme), mis en partition par J. B. Weckerlin.
LA CHANSON POrULAIRE.
sen V.1,
s en va ,
Tes ta
menta , tes
■ rj
va,
ta men ta ,
tes.
S en va,
s en va.
xn
■ rJ Q
va,
Tes ta men ta, comnie unchré.
^-rr
ta men ta,
un chrétien doit
ta inen ta.
comme un
chré - tien doit
ta men
xî:
- ta,
-tien,
comme un
tien
doit
ff
fai
fai
rc;
rF^
fai ro :
Il c
lais - se.
ais se, il ;i lais se
If
re, li
Hii. r ,1. jjj
son cu-ré, l;i
femme a son vi
cai - re,
A son
eu re, son-
femm
e a son vi cai re;
re,
a son eu
clé
de
la mai
T r r r r-ff
la elo, la
clé de la
son
.ré la clé de
naai son,
rJ o
la clé À(
la mai son-. Vi
gnon, VI
tnai son,
la dé de J
a mai -son, a ,
ra eon , \t ra
r^ rj o
.gnet
fe
la clé de
la mai- son,
la clé df
la mai .son
-f-TT
de
gon,
Vi gnet-te
gnet-te sur vi
sur VI gnon
qn=
rj o
gnon, vi gnet
, son, Vi gnet
le sur vi
te sur vi
gnon.
Lo franc archer une arquebuse avoit, Laquelle estait de sablon blanc chargée. Et si avoit un foureau sans espée, Encore pJus les mules, aux talons:
Viragon, vignette sur vignon.
Le franc archer à son hoste disoit:
Sangoyl morgoy! Je renigoj! je te tue!
Tout beau, monsieur, nos oies sont en mue, Et l'appaisa d'une soupe à l'ognon:
Viragon, vignette sur vignon. (i)
Il est une chanson populaire du seizième siècle, Fo7's seulement j que tout compositeur en renom à cette époque semble avoir tenu à honneur de contre-pointer à quatre ou à cinq voix ; de ce nombre sont : Okeghem, De la Rue, Hobrecht, Agricola, Reingot, Ghiselin, Brnmel, Pipelare, C. Festa, etc.
Fors seulement a eu comme chanson à plusieurs voix le même succès que l'Homme armé dans les messes.
Dans ces harmonisations à quatre voix, non seulement le compositeur ne cherche j)as à mettre en relief le thème original, mais on dirait qu'il est constamment préoccupé à le noyer dans les parties contre-pointées ; c'est une lutte continuelle entre le chant populaire et la science du musicien qui tient à remporter la victoire.
Quel dommage que ces maîtres du temps passé n'aient pas mis la mélodie intacte à l'une des quatre parties, en l'harmonisant avec les trois autres voix, ainsi que cela se pratique de nos
(1) Les parole? que nous donnons se trouvent dans les Chansons fran<ioijses par Severin Cornet, 1581, cinq cahiers in-i" dans un carton, Bibliothèque nationale. Le Roux de Lincy donne le Franc archer en quinze couplets, dans son Recueil de chants historiques français; Paris, IS^S, deuxième série^ p. 272. Notre deuxième couplet diffère complètement du sien.
jours, nous aurions une grande partie des anciennes chansons populaires, telles qu'on les chantait alors ; mais, comme nous l'avons déjà remarqué, les maîtres du seizième siècle altéraient l'air et les paroles. Cet aveu est fait naïvement par Georges Forster dans la première édition de ses chansons. {Frische Liedlein, fraîches chansonnettes, Nuremberg, chez Petreio, 1539.)
Nous placerons ici un second exemple tiré de Petrucci, c'est la chanson à quatre voix de V Homme armé par Josquin des Prés, ou Deprès, qu'on pourra comparer avec la chanson populaire, transcrite dans le chapitre des Messes sur des thèmes populaires.
âupc
Allas.
Ténor.
Bassu.s