VI -gne, vi.gne vi.gne, vi.gne
y\ .gno.let, M.eno lef.
Mar .got Mar - got PP
la.bou.rez les la.bou.rez les
VI gne, vi.gne vi.gne, vi.gne
vi gno iet, vi gno.let.
Mar Mar PP
got
got
la.bou.rez les la.bou.rez les
vi.gne, vi.gne vi.gne, vi.gne
vi- gno.let, vi.çrno.let.
Mar - Mar .
PP
got
got
la.bou.rez les
la.bou.rez les
M -gne. Al. gne vi.gne, vi.gne
vi.gno .let, vi.gno -let.
Mar. got Mar - got
la.bou.rez les la.bou.rez les
frit.
M.gnes bien, vi-gnes bien
tôt, Margot tôt, Margot
la.bourez les la.bourez les
vi-gnes bien >i-gnes bien
frit.
tôt.
xn
^T-gnes bien .
■vi.gnes bien
tôt, Margot tôt, Margot
la.bourez les la.bourez les
Ai-gnes bien ^^-gnes bien
tôt.
tôt.
li-gnes bien.
\i gnes bien
tôt, Margot tôt, Margot
la.bourez les la.bourez les
vi.gnes bien .
\i-gnes bien -
tôt.
tôt.
Parmi les musiciens de la fin du quinzième siècle, du seizième et le commencement du dix-septième qui composèrent des chansons françaises à plusieurs voix, nous mentionnerons : Abran, Arcadelt, Bèchefort ou Boucliefort, Beaumont, Bercoy, Bertrand, Besancourt, Briault, de Bussy, Du Buisson, Cadeac, Castro, Certon, Chevalier, Cîereau, Corson, Costeley, Courtois, Créquillon, Delafont, Desbordes, Deslouges, Dorle, Ducroc, Dalot, Du Tertre, Entraigues, Const. Festa, Fourmeutin, François (sans doute le même que Frauçoys Dubois), Gascogne, Godard, Gohier, Gombert, Gosse, Goudimel, Nicolas de la Grotte, Grouzy, Guyon, Hesdin, Heurteur (ou Le Heurteur), Jacotiu, Cl. Jannequin, Jaquet, Leennard, Leschenet, Adrian Le Koy, Lochet, Maillard, Malette, Manchicourt, Marchandi, de Marie, Meldaert, Millot, Mithou, Mittantier, Philippe de Monte, Mornable, Mouton, Passereau, Hilaire Penet, Cl. Petit Jehan, Renés, Richafort, Roger, Cyprian di Rore, Roquelay,
LA CHANSON rOPULAIRE.
Rouince, Eoussel, Salmon, Saudrin, Santerre, Touteau, Vassal, Verius, Villiers, Viilfran, Wassereau, Wermont, Woullu ou Moullu, Ysore (1).
Ces noms sont d'autant plus utiles à citer, que les trois quarts d'entre eux sont français et omis par Fétis, quoique nous possédions plusieurs de leurs œuvres ; ils témoignent surabondamment de l'existence d'une école française à côté de l'école belge, que généralement on mentionne seule pour le seizième siècle.
De même qu'Orlando de Lassus dans Vigne Vignolet, plusieurs de ces compositeurs se servent de paroles populaires : ce ne sont plus des harmonisations d'anciens airs, mais de véritables compositions nouvelles. Les poésies de Marot, Ronsard, Baïf et d'autres moins célèbres sont fréquemment mises en musique , surtout pour les chansons d'amour, série la plus abondante.
Les Voix de ville, publiées en 1575, par Jean Chardavoine donnent une idée de ce qu'on chantait à la fin du seizième siècle : M^;z<?«7?e^ de Ronsard; 0 bel œil, ô blanc tetin , ([q Jodelle ; 0 nuit , jalouse nuit , de Desportes; Acril l' honneur et des bois et des mois, de Remy Belleau, etc.
En voici un exemple :
cl J J j 1^
0 nuit.
ja-lou se nuit, con tre moj con.jii.
j n Q \ P P fT-y
jCC
Qui renflam.me le ciel
de nouvel le clarJé,
Taj'-je donc au-jourdhiij tant de fois dé si ré
(1) A part trois ou quatre noms belges et autant d'italiens, tous les autres appartiennent à des compositeurs français.
lOC
■à fJ rJ
=]qF
.e, Pour es . tre si con traire à ma fé-li ci - té!
Toutes ces belles poésies sont notées avec des airs longs, langoureux. Quelques-unes de ces chansons, le petit nombre , ont cependant du rythme et du mouvement, mais aucune d'entre elles n'approche de cette jolie chanson populaire, dont le refrain reproduit la première partie de Au clair de la lune, qu'on a souvent attribué à LuUy, venu un siècle plus tard :
Mon père et ma mè . re Et y m'ont fait fai . re
Mbnt que moi d'en Un co . til - Ion
in f..„. n.„
-flint.
blanc
. di
net - te,
je vous ay . me
tant!
Jes. tois trop pe . ti - te, Il es . toit trop grand:
net - te,
je vous ay .
tant.
J'en ay f aict rogneure Trois pieds par devant Gaudinette, etc.
Autant par derrière, Encore est trop grand Gaudinette, etc.
Et de la rogneure J'en ay faict des gands Gaudinette, etc.
LA CHANSON POrULAIRE. 83
Pour mon amy Pierre Luy que j'ayme tant :
Gaudinette, etc.
M'empoigne et m'embrasse, M'a f aict un enfant !
Gaudinette, etc.
Aussi m'a guérie
Du grand mal des dents
Gaudinette, etc.
Quand le sceut mon père.
Qui me battit tant :
Gaudinette, etc.
Tout beau, tout beau, père.
Frappez doucement :
Gaudinette, etc.
Sy la mèr' feist faute. Qu'en peut mes l'enfant?
Gaudinette, etc.
Ce n'est rien du vostre Ny de vostre argent :
Gaudinette, etc.
C'est d'mon amy Pierre Qu'au vert bois m'attend :
Gaudinette, etc.
Et pour moy endure La pluye et le vent :
Gaudinette, etc.
Et la grand' froidure Qui du ciel descend :
Gaudinette, etc.
Et pour luy j'endure La honte des gens :
Gaudinette, etc.
Vers la fin dn seizième siècle, mais surtout au dix-septième, ou publia à Paris, chez les Ballard, des recueils de chansons ou airs mis en tablature de luth (1); les principaux auteurs sont : Guédron, Bousset, Bataille, Vincent, Grandrue, Auget, Signac, Coffin, Savorny, Boyer, etc.
En même temps parurent des airs avec basse chiffrée ou non chiffrée, comme, par exemple, ceux de M. de La Barre, dont nous donnons un spécimen, avec sa diminution (2), c'est-à-dire des variantes à la seconde strophe, ce qui était alors très à la mode.
(1) Airs de Jan Boyer, mis en tablature de luth par Iwj-mesme. Paris, 1621. Pet. in-lo. Airs avec la tablature de luth de Estienne Moulinié; 1624-1635.
(2) Le mot diminution provient de ce que la note originale est diminuée de valeur dans ces strophes avec variations, car à la rigueur il faudrait plutôt appeler cela des augmentations, aujourd'hui c'est le mot variantes qu'on emploie. Bacilly, dans son Art de bien chanter, 1C79, observe que le mot diminutions ou passages s'emploie par les gens de qualité, tandis que le vulgaire appelle cela, fredons. Cette grande affaire des variantes est traitée par cet auteur comme une chose des plus importantes de l'art du chant, il disserte là-dessus pendant quarante pages, en citant et en analysant des exemples.
SARABANDE ilc M OE LA BARRE.
CaNec (liminulion)
Al lez ber y-ers des sus l'her
fy
rr
" ^ If r
bel te Voir bon-dir vos ieii n
Ëi^
fli
nés a
rf=f
f ex;
jB — A — ^
agneaux. Al lez eucil lir
la VI 0
fr
rr
Si=*
let - te Sur le bord de vos
clairs
lis- seaux. Chantez l'a mour
ctrp:
>^,^'' i J. i'iJ
sur vos mu set tes. Et re te nez
^fff
rf
^^'' r^jj. i
bien mes le cens-,
Quand on le
conte
on cli;it) - son net
tes.
» ZJE
nt
on l'é - coûte
près sans clian.
nt
njr
^irc diminution (ou variantes).
mnj^
yrJ , ^A
soir sur
Chan tant le
fou -
Upj hpr r^£5j:
- ge
re, Au son des
ik^
an - Ion - tou
Ac - cou . tu
r^rr
j nn
fnnni} j
rJ f
mcz ^o - ti-o
ber . }'f - re
to
ri-f
f a j-pp . f ~p
A ce ter . ri . bk mo
j- ^ r'rS. ^
3=.n.aijijrrJni^
Si vous sa - vez
bien le mys .
fT]\i ffm
^' é'é •^J .1 J yg
re De le di
re
^^Efif-tftr
sans of . fen.ser, \x)us ver - rez que I
^iJi^r u
us\f- rr
plus
pon.
*>ni' r »' «
ff. JT] J l.raU-JlJ r II
Ira sans
-y pen.ser.
tg
Cambert, qui précéda Lnlly pour la création de l'opéra français, avait publié d'abord im certain nombre de chansons à quatre voix, dont malheureusement il ne reste qu'une partie de Taille, conservée à la Bibliothèque nationale.
Au dix-septième siècle, il y eut l'envahissement de l'école italienne, qui nous expédiait ses airs sous forme de Canzonnetta^ Tncinia, Napolitana , Vilanelle, Madrigalie, etc. On y mettait des paroles françaises quelquefois ; mais les paroliers s'aperçurent de bonne heure qu'il n'était pas plus difficile de mettre des vers sous nos airs de danse français, et à partir de Lully commence une avalanche de j^arodies (1).
Depuis le milieu du dix-septième siècle jusqu'à la révolatiou, il faut compter par milliers les courantes, les gagliardes, les branleSj les bourrées, les menuets, les allemandes, etc. Tout cela se chantait, et quand l'air et les paroles étaient réussis, la chanson ne tardait pas à se répandre, à se faufiler partout, du boudoir à l'antichambre et à la cuisine (2), de là dans la rue. La clé du, caveau renferme encore quelques airs qui se sont maintenus dans la faveur populaire jusqu'à nos jours.
Vers la fin du dix-septième siècle les maîtres du beau chant, comme on les appelait, étaient Bacilly et Lambert, ce dernier devint le beau-père de Lully. Ce Lambert, à ce qu'il paraît, était très recherché comme chanteur de salon et comme professeur ; il publia en 1689, chez Christophe Ballard, une suite d'airs à deux, trois et quatre parties. Quant à Y art de bien chanter par Bénigne de Bacilly (1679), c'est un petit volume qu'on trouve
( I ) On appelait ^a?-or/?c?- ou parolier, mettre des paroles sur des airs d'instruments.
(2) Dans la comparaison de la musique italienne et de la musique française par Lecerf de la Yieville, 1705, seconde partie, p. 328, on lit : « lorsque j'entendois par exemple l'air A^Amadis (de Lully) chanté par toutes les cuisinières de France, j'avois droit de penser que cet air étoit déjà sûr d'avoir eu l'approbation de tous les gens de France d'un rang entre la princesse et la cuisinière. »
Cet air commence ainsi : Amour que veux-tu de moi ? Il a été publié chez Durand et Schœnowerk.
LA CHANSOX POPULAIRE. 01
facilement, tandis qae les exemples gravés qui le complètent, sont d'une rareté insigne.
Les [imprimeurs Ballard, armés de leur privilège exclusif, firent paraître, dès la fin du dix-septième siècle, mais surtout à partir de 1700 cette suite de petits volumes avec airs notés, qui nous transmettent le goût musical de ce temps-là, en dehors de l'opéra.
Ce sont :
Les BnmetesoM Petits Airs tendres aveu la basse continue, ^\6\.
La Clef des chansonniers ou Recueil des vaudevilles depuis cent ans et 2)lus, 2 vol.
Les Me7iuets chantants, 3 vol. renfermant plus de trois cents menuets parodiés.
Les Parodies bacJiiqiies, 1 vol.
Les Tendresses bachiques, 2 vol.
Les Rondes et chansons à danser, 2 vol. Ce sont des chansons populaires.
Les Noue elles Parodies bachiques, 3 vol.
LuUy n'a pas dû contribuer pour peu à l'engouement des bergeries, car il introduisait volontiers les bergers et les bergères dans ses ballets et dans ses opéras. Avant lui Cambert avait fait de même ; c'était au reste, un genre exclusivement aristocratique, car le peuple ne pouvait se faire de bien grandes illusions sur les bergers et les bergères, il les voyait tous les jours et savait qu'en penser.
Dans la seconde moitié du dix-huitième siècle on avait la rage des Cantates à une ou à deux voix : la Cantate desjmnde Rome leur a dû sans doute sa naissance, car nous voyous que ces Cantates, à l'origine, n'étaient qu'à une voix, te qui s'est continué fort longtemps.
A partir de 1800 les compositeurs harmonisent peu les chants populaires , aussi trouve-t-oii beaucoup moins de ces chansons , écrites ou imprimées depuis cette date qu'à des dates anté-
rieures. Nous faisons une exception pour les trente ou quarante dernières années de l'époque actuelle ; il sera question de cette série intéressante dans notre épilogue.