‹ La chanson populaireChapitre 39 sur 50 · AIR INDIEN · texte numérisé non relu

AIR INDIEN

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Nu.vTiï Ijun . jM - re me . re

Tanda lad thu-

la kja c'oo soom oa lad narc bun ja re me re.

La Habanera de Carmen est un thème populaire havanais, publié par Yradier et sous son nom, longtemps avant l'opéra comique de Bizet :

(1) Cet air a été publié en 1836 par W. Lane et en 184'2 par Kiesewetter; F. David a fait des changements dans la notation.

IIABAXERA.

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etc.

Dans l' ArU sienne, Bizet a employé également une marche publiée eu 1855 ou 1856 imr Castil Blaze sous le titre de Marche de Tarenne, quoiqu'elle n'ait jamais servi du temps de Turenne :

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M. Ambroise Thomas, dans l'opéra à^Hamlet, a reproduit un gracieux thème suédois, harmonisé d'une façon remarquable.

Dans la Surprise de l'amour, M. Poise a donné une chanson italienne :

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Chacun con nait de Co lom . bi .ne Le pied fri . pon . Finissant j?t>J^^ ,^^

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Co lombine est gon ti! le, Chacun 1 ci vous le di.ra.

£ iialo in niczzoal ma re, nij-clielcm ni?i, nii cheleni mîi.

Puis encore une chanson populaire française :

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Jal-lais cueillir de l'herbe, de Therbeau cresjson,glin glon.

Nous revenons encore sur la nécessité de distinguer l'air créé par le peuple, et resté dans ce milieu spécial, s'y perpétuant en quelque sorte de génération en génération, d'avec l'air dim

opéra ou d'une opérette, que le succès particulier au théâtre a fait passer à l'état populaire.

Ces sortes de popularités, quelque grandes et quelque méritées qu'elles soient, restent presque toujours dans les villes où se trouvent des théâtres, et ne pénètrent guère chez le peuple de la campagne, qui leur préfère ses vieilles chansons.

Dans nos pérégrinations à travers les provinces de la France, pour recueillir les chants populaires, nous n'avons jamais rencontré chez le peuple de la campagne ni des airs de Lnlly, ni de Rameau, ni de Gluck ; on n'y connaît pas Oà j^eut-on être mieux qu'au sein de sa famille de Grétry, ni A peine au sortir de l'enfance (Joseph de Méhul), ni les airs de Robert le diable^ ni ceux des opéras d'Auber, d'Adam, ni ceux de Faust ou de Mignon, dont la popularité dans les villes est universelle, non seulement en France, mais à l'étranger : les orphéons n'ont pu changer cet état de choses.

Il n'en est pas ainsi en Allemagne, où le peuple a parfaitement adopté un certain nombre d'airs de Haydn et de Mozart, qu'on entend chanter dans les campagnes les plus éloignées des villes.

En France il faut encore remarquer que les airs du théâtre moderne, devenus populaires, survivent rarement à la pièce d'où ils sont tirés. Un certain nombre d'entre eux, composés il y a quelques quarante ou cinquante ans, ont passé dans la Clé du caveau moderne, les vaudevillistes s'en sont servi et ont puissamment contribué à les populariser davantage ; mais depuis que le genre vaudeville est à peu près disparu de la scène française, qu'on l'a remplacé par les opérettes jouées soit dans des salles de spectacle, soit dans les cafés-concert, il est à prévoir que dans vingt ou trente ans seulement, ces airs ne seront plus que des curiosités archéologiques, connues seulement des lettrés de la musique.

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