‹ La Chaptalisation des MoûtsChapitre 21 sur 23 · SR · texte numérisé non relu

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leurs remplacé avantageusement par le phosphatage,

De plus, il est très difficile de déterminer la quantité exacte de plâtre qu’il faut ajouter (inconvénient qui n'existe pas dans le sucrage, où l’on connaît exactement quelle quantité de sucre on doit employer). . Aussi lorsque le vin en renferme une dose trop forte, certains commerçants peuvent être tentés d’essayer un déplâtrage partiel; en ajoutant du chlorure de baryum. Or cette opération ne diminue en rien la proportion de la potasse, celle-ci se trouve seulement combinée à un autre acide, l’acide sulfurique. Certains auteurs vont jusqu’à prétendre, d’après des expériences réalisées sur des animaux, que le bisulfate de potasse serait à lui seul susceptible de produire une cirrhose.

b) COLORATION ARTIFICIELLE

Un vin auquel on ajoute une matière colorante quelconque n’aura jamais les qualités d’un vin rouge naturel, par contre il aura très souvent des effets toxiques sur l’organisme.

En effet les principaux colorants employés : la fuchsine, l'acide prussique, et même la baie du su-. reau sont des poisons énergiques et redoutables sur les conséquences desquels il est inutile d’insister.

On voit par ces simples exemples que de telles additions de substances n’ont aucun point de compa-

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raison avec la chaptalisation. Elles sont d’ailleurs — il est inutile de le dire — rigoureusement interdites par la loi.

Elles ne donnent au vin aucune qualité nouvelle, elles ne sont pratiquées que dans le but de masquer des défauts et d’abuser ainsi de la confiance ou de l'ignorance du consommateur pour lui vendre un mauvais produit. Non seulement le vin n’est pas amélioré, mais il devient une boisson dangereuse pour l’organisme.

Bien au contraire, grâce à la chaptalisation, les qualités du vin sont augmentées : la chaptalisation bonifie le vin.

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