XX PIÈCES JUSTIFICATIVES
Monseigneur^ HM. du bureau des finances de La
Rochelle, sur l'avis des officiers municipaux, continuent à faire des concessions des fossés et places de la ville de Cognac^ sous des cens payables au domaine de Sa Majesté, je me suis procuré trois de ces accensements. Une pareille entreprise peut avoir des suites, puisque tant le bureau des finances que l'Hôtel-de- Yille paraissent encore regarder Cognac comme domanial. D*ailleurs, il parait étonnant que ces officiers se soient portés à îdirv des concessions sans consulter Fadministration, et s'ils n'étaient arrêtés, il est à pré-* sumer qu'ils en feraient a tous ceux qui se présenteraient, ce qui ne pourrait que devenir préjudiciable aux intérêts de Monseigneur. — 6 décembre 1783.
PUYRÂIMOND. — Monseigneur, des raisons auxquelles j'ai été obligé de céder depuis deux ans ne m'ont pas permis de manifester publiquement le zèle que j'ai eu rhonneur de vous mai*quer pour les intérêts de Monseigneur, lorsque je vous présentai au mois de juillet 1773 une lettre de M"""* de Nesmond, pour vous faire agréer mes faibles services^ J*ai saisi Toccasion du voyage de M. Elie de Beaumont, à Cognac, pour développer des sentiments trop longtemps contenus. La bonté qu'il a eue d*accepter ma maison pour son logement, m'a fait croire qu'il ne les a pas vus avec indifférence. Sa présence^ Monseigneur^ est regardée par nos citoyens comme le présage d'un bonheur auquel ils aspirent depuis longtemps d'appartenir à Mon-