‹ La Charente révolutionnaire. t.1. IntroductionChapitre 21 sur 71 · XI4V PIÈCES JUSTIFICATIVES · texte numérisé non relu

XI4V PIÈCES JUSTIFICATIVES

demander d*ayoir pour agréable ma nomination à la

recette des cens et rentes de Bouteville et Cognac^ dont M. de Chevéru a bien voulu disposer en ma faveur sur la présentation de M. Pineau. Quelque faible que soit ce nouveau lien à radministration de Monseigneur, à laquelle j'ai toujours désiré ètreattaché, il ne m'est pas moins précieux si vous daignez l'honorer de votre suffrage, espérant d'ailleurs que ma persévéranceà déployer mon zèle pour les intérêts du prince me méritera un jour une marque pi us particulière de votive bienveillance.

Je vais me rendre en ce moment à Angoulème pour convenir avec M. Pineau du moment où je pourrai commencer la recette des cens et rentes qui vont écbeoir et, à mon retour, je me mettrai à même de terminer mes comptes de régie de la terre de Cognac et de vous donner quittance du remboursement de quelques parties des domaines ci-devant engagés et dépendant de cette terre. Je suis avec un profond respect, monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur. — Camirade dd Chatenet.

M. Gobant à M. Caminade du ChâteneL — 22 novembre 1787. — J approuve avec plaisir, monsieur, les arrangements préliminaires que M. de Clievéru a pris avec vous pour la recette des cens et rentes des terres de Cognac et de Bouteville, et vous pouvez voua concerter avec M. Pineau relativement à l'époque où vous pourrez commencer cette perception. J*ai Thonneur, etc. —

G DBA UT.

CognaCj 20 janvier 1790. — M» le procureur du roi

GaenAC xlv

ayant paru ne pas vouloir se prêter à x^equéar l'ouverture des foires de janvier à Angoulème, le sieur Serpaud^ greffier, a pris le moment de son absence pour faire présenter un particulier au substitut^ qui s ofirait de régir ces foires pendant la dernière tenue et de déposer au greffe le prix des locations ; ce qui a été consenti par le substitut, en sorte qu'elles ont eu lieu et qu'à trois bancs près tout a été loué. 11 ne s'agit plus que de retirer le produit des mains du greffier, mais il me faudra à cet effet un pouvoir ad hae que je laisserai au greffier pour sa sûreté, ainsi que nous l'avons fait au mois d'août dernier. — Comme les clefs de remplace* ment des foires sont restées au greffe et qu on ne peut voir B*il pleut dans les bâtiments, je crois qu'il serait nécessaire que vous fissiez donner une commission pour la régie de ces foires au sieur Boissard, sur lequel M. Pineau avait jeté ses vues et que je crois très propre à cette administration. Ce régisseur louerait d'avance les bancs que les marchands veulent s'assurer et veillerait à la conservation des bâtiments sans être à la charge de Monseigneur, parcequ il se contenterait des remises qu*on faisait au sieur Lacautant, ci^devant régisseur. —

CaMINADE du ClIATEIStT.

Paris, le janvier 1791. — J ai reçu, Monsieur, les

éclaircissements que vous m'avez adressés sur (lugnac. Je les connaissais déjà par les pièces qui m'ont été remises lorsque j'en ai pris Tadministration. il est inutile de les communiquer au département de la Charente. Bornez-vous à l^ur donner le détail ou la

XLTl I^IÈCBS jruSTtPlCATlVES

consistance des objets que Monseigneur possède^ sans y ajouter aucune réflexion quelconque^ mais continuez^ je vous prie, à m instruire de ce qui s'y passera. J'ai Thonneur d'être avec un parfait attachement^ Monsieur^ votre très humble et très obéissant serviteur. — (Sans signature J Adressé à M. Caminade du Châtenet«

M. Caminade répondit le 29 janvier 1791 : Soyez tranquille sur ma discrétion relativement aux observations que j'ai eu l'honneur devons faire sur l'échange de Cognac ; je ne me permettrai aucune réflexion qui puisse compromettre les intérêts qui me sont confiés.M. Pineau est le seul à qui j'en ai l'ait part en ce pays, et je serai toujours soigneux à vous instruire de ce qui se passera de relalii à cet objet. Je suis avec respect,, Monsieur, voti'e très humble et très obéissant serviteur. — Caminade.

Cognac, le 6 mai 1791. — J'ai reçu avec la lettre

que vous m'avez fait l'honneur de m'adresserle 30avril dernier, le bordereau des paiements àfaireauxofliciers des prévôtés de Châteauneuf et de Bouteville ; je vais en acquiter de suite le montant conformément à vos intentions.

J'ai acquitté à M. de Cbauveron, lieutenant du roi à Angoulême, pendant le séjour que je viens d'y faire, les 600 livres dont il vous avait demandé le payement qu'il attendait avec impatience. Je suis etc. — Caminade.

Lettre à M. de La Madelaine, — Cognac, 3 août 1791.

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