‹ La Charente révolutionnaire. t.1. IntroductionChapitre 46 sur 71 · NG0UI.ÉMB CXCIII · texte numérisé non relu

NG0UI.ÉMB CXCIII

Ce prince interdisait à ses différents officiers tous actes

de juridiction^ leur enjoignait de faire statuer sur les procès-verbaux par lesofficiers des maîtrises et grueries. Ces lettres n'établissaient aucun droit au prince, encore moins à ses officiers sur les terres des seigneurs hauts justiciers et de fiefs, et ne voulaient pas que les particuliers, même dans Tétendue des domaines du prince, pussent être assujettis à aucune servitude.

Nonobstant la disposition, de ces lettres, le marquis du Ualay, premier veneur du comte d'Artois, voulut contraindre les habitants du Berry à mettre en laisse e* à landonner leurs chiens. Clameurs des habitants du Berry. Instance en la table de marbre dans laquelle le marquis du Halay succombe, Il publie un Mémoire, 1779, chez Knapen et fils, imprimeur de la Cour des aides^ au bas du pont Saint -Michel (38 pages), et déclare n'avoir ordonné la laisse et le landon au col des chiens que sur les ordres de M. Bastard, chancelier du prince. M. Bastard répond à ce mémoire par un autre Mémoire imprimé chez Pierre Rob, Christophe Ballard, imprimeur de Mgr et de M"^ la comtesse d'Artois, rue des Mathurins. (51 pages.) Puis, il propose un nouveau règlement qui est accepté le 5 juin 1779 et confirmé le 27 août. 11 n^a de dispositions dilïéreutesde celui de 1775 que relativement aux défenses qui y sont &ites de troubler les seigneurs hauts justiciers et de fiefs, et les seigneurs ecclésiastiques dans les chasses qu'ils entendent faire, avec la permission du comte d'Artois, sur les terres de l'apanage. M. Bastard avait, en défi-

GXCIT PIÈCES JLSTiFICÀTIVES

aitiTe^ empiété sur les attributions des officiers des

maîtrises, et ceux-ci s>c pluignireni au parlement.

LOUP& — Les officiers des chasses de Tapanage de Mgr le comte d* Artois^ sous les ordres du baron de

Courvilie, ont détruit depuis environ quinze mois, trente-trois vieux loups dont onze femelles, la plupart pleines. Il y en avait lroi3 enragés qui n'ont pas eu le temps de faire beaucoup de ravages, ayant été tués heureusement des premiers. (Gazette de France, nov. 1779.) — intendance de Limoges, liste des gratifications accordés pour captures de loups par MM. Prévost du ï^s, subdélégué h Ruffec; liullier, subdélégué à Montmoreau; Albert de Belle-lsle, subdélégué à La Rochefoucauld; Duval-Papius, syndic perpétuel à Chabanais; Brun^ subdeiégué à Augouiême. Archiv. delà Charente, Série C. 8.

Le 1" avril 1788, un loup monstrueux attaqua un enfant de 14 ans de la paroisse de Brie, en Angoumois, proche la forêt de Braconne, le terrassa et le mangea; ce terrible animal , en quittant la forêt de Braconne, alla dans la grande Garenne d^Angouléme, où, le 8, il attaqua le cheval du sieur Meslier, notaii^ de Fléac, Pégorgea et le mangea en partie.

Le sieur de Bellegarde, chevalier de Saint-Louis et conservateur particulier des chasses de Mgr comte d'Artois, qui était à sa poursuite depuis longtemps, se rendit le 9 dans la Garenne, où, accumpagné par le sieur Emeri-Chaloupin, seigneur du Puy-du-Maine, les sieurs

Honoré, Rouyer et Amelin, tous trois gardes des bois de la grande et petite Gareone d'Angoulême, il attaqua le monstre avec sa meute et le tua après quatre heures de chasse. Le loup mort fut porté à la ville chez le sieur Brun^ subdélégué de l'intendant ; sa hauteur était de 37 pouces, s-d longueur de cinq pieds moins un pouce, et son poids de 161 livres^ les huit principales dents avaient trois pouces de long, ses mâchelières étaient doubles et sa couleur un peu plus brune que d'ordinaire. — Gazette de France, 29 avril 1788.

LA ROCHEFOUCAULD-BAYERS — Papiers concernant Louise-Françoise de La Rochefoucauld, veuve de

M. Gabriel-Léopold Le Prudliomnie, comte de Fontenay , et Mathieu de La Rochefoucauld , marquis de Bayers^ et son fils. 1788. 0. 19, 737.

GILBERT (FaANfiois-RÀiiT j» couseiller du roi et de Mgr d^ Artois, receveur des amendes des eaui et forêts.

MIOULLE. — 30 janvier 1742. Mariage de Jeaa-liaptiste MiouUe, avocat, procureur du roi de la commission pour la réformation des bois du Limousin, âgé de 26 ans, fils de Jean-Baptiste Mioullc, avocat, et de Jeanne Ducluzeau, — avec Marguerite Trémeau, âgée de 21 ans, fille de François Tréiueau, de la grande vénerie du roi, et de Marie Benoît. — Parotsse du Petit-Saint-Cybard, Archiv, du greffe d'AngouHme,

CXGVl PIÈCES JUSTIFICATIVBS

Trémeau (François), ancien page de la vénerie, mourut le 12 janvier 1760, à Tâge de 76 ans.

Jeanne-Seholastique Mioulle, fille de Jean Mioulle, avocat en parlement, conseiller du roi et assesseur en la maréchaussée du Limousin, à la résidence d*Angoulême, et de Marguerite Trémeau, fut mariée le 2 avril 1781, à Jean^François Pichon, avocat au parlement et siège présidial de La Rochelle, procureur du roi au siège de la monnaie de la même ville, ûls de J ean Pichon, procureur du roi à la monnaie, et de Marie-Suzanne- Victoire de Lacroix. — Reg, Saint-Aîitonùu Mairie d'Ang.

li) avril 1785. Mort de Jean Mioulle, avocat, assesseur en la maréchaussée du Limousin, enterré paroisse Saint-Martial.

Y. notre Catalog. des pièces les plus import, concernant TAngoumois, la Saintonge et le Poitou. Niort. 1865. Clouzot, édit.

OGERDIÂS. — Nous, soussigné, Jean-Baptiste-Claude Héron de la ïhuilerie, conseiller du roi, receveur et contrôleur général des consignations du parlement, reconnaissons avoir reçu de M® Claude Ogerdias, maître particulier des eaux et forêts d'Angouléme, par les mains de M* Blanc, huissier commissaire-priseur au Châteletde Paris, la somme de 2,250 hvres pour droits de consignation de celle de 45,000 livres, prix de l'acquisition iàite par ledit sieur Ogerdias dans la direction, des créanciers de H"^ la comtesse de Fontenay et succession de MM. de La fiochefoucauld-Bayers, père et

fils, le 25 octobre dernier^ des greffes de la sénéchaussée et présidiâl de la ville d'Angouléme et des consuls de la même ville pour ce qui en appartenait à ladite direc* tion. — Paris, 5 déc. 1775. Signé, H. de La Thuilehie.

État des finances de la portion des greffes des juridictions de la ville d*Angouléine, acquise le 4 septembre 1787 de la succession Ogerdiaâ.

Titres concernant la veuve Ogerdias et le comte d'Artois. 0. 19,737.

État du produit des deux tiers des émoluments du greffe de la sénéchaussée et siège présidiâl d* Angoulème et de celui des juges consuls acquis par Monseigneur de la dame veuve Ogerdias et ses enfants, par acte reçu Griveau, du 14 septembre 1787, moyennant 50,000 livres. 0. 10,749.

5* P&ÉVÔTÉ.

Mém, deGervais, p. 474*

Des trois prévôtés royales qui existaient anciennement dans TAngoumois, il ne restait plus que celles de Bouteville et de Cluiteaiineuf. La prévôté d'Angou* lême, qui comprenait la ville et la banlieue, à la réserve du faubourg de Saint-Cybard, avait été réduite aux paroisses de Ruelle, Trois-Palis, Douzac, Vœil, Giget, Brie et La Rochette, par suite des aliénations faites en 1()95 et 1703, puis elle avait été supprimée en 1738 et réunie à la sénéchaussée pour éviter un degré de j uridiction aux justiciables.

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