BALZAC
Le 22 décembre 1702, la haute, moyenne et basse
justice de la paroisse de Balzac, plus le droit de pecbe sur la rivière de Charente et les trois quarts d'une rente sur le prieuré de Vindelle, furent adjugés à Claude Guez, chevalier, seigneur de Tu^ de Neuville. Le quatrième quart de cette rente était en même temps aliéné au profit de Pierre Chapiteau, seigneur de Guysalle. En 1729, André de Guez, chevalier, seigneur de Balzac, eéda ses droits à M. Robert Bourrée et Marie Cazaud^ sa femme; leurs héritiers les revendirent en 1741 à M. Elie Pasquet, sieur de Saint-Mesmy.
Le 24 mai 1764, une nouvelle adjudication fut faite à Jean Caminade, qui reçut, du comte d'Artois le 20
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mars 1786, 4^700 livres pour prix du retrait exercé sur lui ; quant à Fautre quart de rente sur le prieuré de V indelle , il fut aussi réadjuge en 1766 à Jean Caminade qui reçut encore 1,400 livres de retrait, le 20 mars
BOMZAC.
Les rentes et agriers^ appartenant au roi dans la pâi tasïîe de Bunzac, furent aliénés^ en 1703, au profit de Mathieu Joubert, avec droit de chasse, de pacage et ^landage dans la forêt de la Braconne pour six chefs de bètes aumailles et six chefs de cochons, droit de pêche sur le Bandiat, et faculté de s^emparer de toutes les terres incultes et abandonnées^ sujettes au droit d*agrier. Pierre Pasquet du Bousquet eu devint adjudicataire au mois de septembre 1763, et le retrait en fut exercé, le 22 juin 1782, au nom du comte d'Artois, qui remboursa à la veuve et aux héritiers Pasquet du Bousquetia somme de 2,900 livres montant de la finance dVngagement, plus les intérêts de cette somme. Enfin, le 22 juin 1784, un arrêt du conseil du comte d'Artuii» nomma le surintendant et M. Elle de Beaumont commissaires à l'effet de passer un bail de trente années,
compter de la Saint-Michel 1783, à Suzanne Maret, veuve Pasquet du Bousquet, comme tutrice de Pasquet de l.aurière, son fils, des objets du domaine précédemment engagés. Ce bail fut fait moyennant une redevance annuelle de 400 livres.
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IlITfiODUCTlOn
CHAMFNIERS.
Le 28 juillet 1703, vente du domaine de Champniers au profit de dame Jeanne de Yillelume du Bastiment^ abbesse de Tabbaye royale de Saint-Âusone d*Ângoulême, de Jacques Guy, écuyer, seigneur de Puyrobert, et de Pierre Bareau de Girac.
Ce domaine était formé d*une partie de la haute, moyenne et basse justice de la paroisse de Champniers, dépendante de la prévôté royale d^Angoulème ; du droit de chasse et pei^.he; des terres vagues et de tous les droits utiles et lionoriiiques dépendants de cette justice; enfin des rentes et de tout ce qui était dû au roi dans la paroisse.
Cette adjudication fut faite au prix de 22, 100 livres, à la charge par les adjudicataires de tenir le tout en fief de Sa Majesté, à cause de son château d'Angoulême.
L'abbesse de Sainl-Ausone qui, dans celte vente, n'avait fait que prêter son nom au sieur de Puyrobert, en fit déclaration pardevant M* Decoux, notaire rosal à Angoulême, le 14. décembre de la même année; et au commencement de Tannée suivante François de Puyrobert fut mis en possession de la justice dans toute l'étendue de la paroisse de Champniers.
M. de Puyrobert et sa femme^ dame Marie Massacré, vendirent leurs droits à messire François Arnauld et à dame Marie-Louise Birot^ son épouse. Les héritiers de ces derniers réengagîstes conservèrent le domaine jusqu'en 1764^ époque à laquelle rengagement fut renoua
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velé en faveur de Jean Caminade, bourgeois de Paris, qui devint également adjudicataire de la portion acquise par Pierre Bareau de Girae.
Le retrait du domaine de Champmers par le comte d'Artois eut lieu le 30 mars 1784.