‹ La Charente révolutionnaire. t.1. IntroductionChapitre 7 sur 71 · G0UL6ENS · texte numérisé non relu

G0UL6ENS

lia haute, moyenne et basse justice, les droits utiles

et honorifiques en dépendant, le pouvoir d iiistiluer des officiers, les droits et rentes et tous les droits de directe sur les lieux sujets aux agriers dans la paroisse de Goulgens et de Jauldes, furent adjugés, en 1703, à Jean Bourdage, sieur de La Courade, conseiller du roi auprésidiald*Ângouléme, etréadjugés^ le 1*' septembre 1764, à Jean Gaminade, à la cliarge de payer une rente de 10 livres au domaine du roi. Le prix de Tadjudication originaire était de 2,600 livres.

Le retrait de ce domaine se fit le 20 mars 1786. Le comte d'Artois remboursa à la famille Caminade la somme de 2,614 livres à laquelle les arrêts du 14 et du 31 janvier 1785 avaient liquidé les finances d'engagement.

EÂVl ET PÊCHE DE LA GHABENTE.

28 juillet 1703. Vente au profit de Jean Thomas,

écuyer, sieur de bardines et des Planes, et au sieur Dubois, sieur de La Yergne, des eaux et droits de pèche appartenant au roi sur la Charente, à commencer du port Hérisson en descendant la rivière jusqu à la fontaine du Doyen, ainsi que des rentes et péages

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INTBODUCnON 7S

dus Bur leÉ eaux, et de la justice haute > moyenne et basse de ces eaux.

L'adjudication se fit au prix de 260 livres. — 140 livres 10 sols payables par le sieur de La Vergne et 145 livres 10 sols [>ar le sieur de Baidines.

Retrait, 24 mars 1781, sur M. de fiardines; M. de Laroche- Aimon et M*"* de Lubersac, son épouse^ représentant M. La V ergne.

SAINT*CYBARD.

29 mars 1781 . — Ferme par M. Pineau, directeur des domaines du comte d'Artois, à Pierre Robert, Simon Boilevin et Clément Robert pour cinq ans, moyennant 15 livres, du droit de pêche appartenant à Monseigneur depuis le port Hérisson jusqu'au moulin de Toirat

SAINT-¥RIB1X.

29 mars 1781. — Ferme par M. Pineau à Louis et

Denis Ménatrer, pour cinq ans moyennant 18 livres, du droit de pêclie appartenant au comte d'Artois, sur la Charente, depuis le pas de Toirat jusqu a la fontaine du Doyen, qui est visa vis k* clocher deFléac, tel qu'en a joui ou dû jouir la dame de Lubersac, épouse de M. de Laroche-Aimon, comme représentant le sieur Couvidon de Fleurac, ancien engagiste.

ESPAGIUC.

Le domaine de Tlsle-d'Espagnac. qui se composait

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76 Là. CHABË>'T£ fiËV0LtTI03iNÂlB£

d*un pré de 18 journaux ^ appartenant au roi, et d'une rente seigneuriale de 3 sols à prendre sur un autre pré situé dans la même paroisse, fut adjugé le 18 mai 1705 à Étienne Chérade, lieutenant général et maire perpétuel de la ville d'Angoulême, pour la soinine de 680 livres et les deux sols par livre en sus, à la charge par lui de tenir le tout en fief relevant du duché d'Àn- ^ouieme.

M. Chérade le rétrocéda à Michel Mesnard, président en Pélection d^Aiigoulême, et à M. Chausse de

Lunesse, conseiller au présidial de cette ville.

M. Pineau fut autorisé, dès le 6 mars 1781, à en prendre possession au nom du prince apanagiste^ et le retrait n'en fut exercé sur les héritiers du sieur Mesnard qu'après le remboursement des 580 livres, prix de r adjudication on*4iiiuire.

GAIIAT ET SAIM£-CATHERI>E, SO.N ANNEXE.

Le domaine de Garât conprenait :

1* Le ténement appelé les Chaumes-de-Savary- Lavaure, le reclos des champs, terres incultes de vingt ou trente journaux; des rentes dues au roi en argent, avoine et gélines, sur les prés de Rougière et le ténement dit Ilaymond, et les droits de justice haute, moyenne et basse dans toute Tétendue de la paroisse ;

2^ Rentes annuelles en froment, chapons, aigent, sur les prises de richauneau, Ixturent-Leveraud , Giraud.

3" Pentes de même nature sur diverses maisons

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llITBODtfCTION 77-

situées au village de Fleury et sur la prise de Nogaretta;

4° Différents droits d agriers communs au x paroisses de Garât et de Magnac*sur-Touvre.

Le premier lot fut adjugé en 1697 à Jean Normand, écuyer, sieur de la Tianchade. En 1755 (3 mars), la ferme fut maintenue à son petit-ûls Jean Normand de la Trancfaade, et renouvelée en 1763 en faveur de Jean Caminade, bourgeois de Paris, qui 1 acbeta de Louis- Guillaume Normand, Jean-François Normand, seigneur de la Tranchade, demoiselle Marguerite Normand et Maiie-Francoise Normand, fils mineurs, émancipés d*âge, de Jean Normand de la Tranchade.

La prise de possession par le comte d'Artois eut lieu le 2 décembre 1782.

Le second lot fut adjugé en 1703 au profit de demoiselle Marie Jamus, veuve (le messirc Pascal Birot, qui le laissa en héritage à son lils Jean Birot de Bournis. Une sentence rendue, le 10 novembre 1732, au bureau des fmances de la i>énéralité <le l>imo*îPS porte récejilion de la foi-bommage laite par Pierre Birot des Bournis pour raison des rentes qu'il possédait à titre successif de ses auteurs dans la [jaroisse do Garât.

Ces rentes furent vendues au mois de janvier 1757 à Jean Noël Ârnauld, seigneur de €hesne-Bouex, et à Thérèse-Victoire Pullcn, sa femme^ par messire Louis Garnier, chevalier, seigneur de Ferfan, Madeleine Birot des Bournis, sa femme, et par sa sœur et cohéritière, demoiselle Anne Birot des Bournis. En 1765, ce fut Jean Caminade qui en devint engagiste, en Tache-

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78 LA CHARBU TB aSTOLUTlCHKAIBB

tant aux représentants de la veuve de messire Pascal Birot.

Le comte d'Artois en fit le retrait le 1 ijanvicr 1783.

Le troisième lot fut engagé le 18 avril 1697 au proût d* Antoine Dusouchet^ écuyer, seigneur de VîUars. Son fils, Charles DusoucUet, écuyer, seigneur de Saint-Christophe^ en fit foi«hommage le 12 août 1754.

Jacques Elie de Beancorps, chevalier^ sieur de la Grange, et messire (-liarles Dusouchet^ chevalier, sieur de Macqueville^ tant en leurs noms que comme se faisant et portant forts de M. François de Beaucorps et de dame Marie-Madeleine-Elisabeth- Victoire-Cliarlotte Dusouchet^ son épouse^ et de demoiselle Marie- Anoélique Joubert, épouse du sieur de Macqueville, revendirent (19 juin 1761) leurs droits à Jean de Montalembert, chevalier, et à Jeanne de Montalembert^ sa femme, moyennant la somme de 45,000 livres, avec déclaration qu'attendu que cette acquisition avait été payée par madame de Montalembert avec le prix de la vente de ses terres de Vaux et de Plaisac, le nouveau domaine engagé lui demeurerait en propre.

Le retrait ordonné en 1781 au nom du comte d*Ârtois, n'eut lieu qu'au mois d'avril 1785 après quittance portant remboursement des finances d'engagement aux héritiers de Montalembert.

Adjui2;ée le 28 mars 1G1)7, à Pierre Mongin, élu en l'élection d'Angoulême^ la quatrième partie fiit réen-gagée le (22 août 1754) au profit de Pierre Mongin, chevalier de Saint-Louis, ancien capitaine d'infanterie, qui l'abandonna par contrat de partage à demoiselle

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INTBODUCTION 79

Anne Mongin, épouse du sieur Pierre Dereix Desroches.

Pierre Mongin, élu, avait laissé pour héritier le sieur Mongin, curé de la paroisse de Yars^ Jean Mongin, élu à Angouleme, Pierre Mongin, sieur de laBurinie, capitaine (Finfanterie, ses trois enfants; ce deruier resta seul héritier par la mort de ses deux frères.

Le comte d'Artois rentra en possession de cotte partie de son domaine retirée sur le sieur Dereix Des-

roches le 23 mars 1781.

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