Enquête, Inc. rit., rapports, p. clxxxvii
L’OKPH ELliN AT DES APPRENTIS.
rité des enfants, les parents qui les délaissent ou qui sont reconnus incapables de pourvoir à leur éducation intellectuelle et morale; 2° de conférer l’exercice de la puissance paternelle aux œuvres de bienfaisance qui recueilleront ces enfants physiquement ou moralement délaissés1. » Ceci est explicite; comme dans certains cas pathologiques, la seule indication du remède dénonce la gravité du mal. Le vœu formulé par la Société des agriculteurs sera-t-il pris en considération? Je l’ignore. Doit-il être exaucé? Je ne sâis. Toucher au droit paternel, c’est bien grave, surtout à une époque où la passion antireligieuse ne recule guère. Si la loi réclamée était votée, il faudrait l’entourer de toute restriction, afin qu’elle ne devînt pas une arme de persécution et d’immoralité entre les mains de ceux qui, sous prétexte d’être libres penseurs, s’opposent à l’expression de la pensée libre.
L’abbé Roussel a-t-il désiré d’être légalement armé de ce pouvoir paternel qu’il remplace à force de bonté eten inspirant confiance aux enfants qu’il dirige? On peut douter qu’une disposition légale accroisse la somme des résultats qu’il récolte. Il n’est pas homme, du reste, à broncher devant les insolences d’un ivrogne, et je ne le crois pas embarrassé pour mettre un père récalcitrant à la porte. Ses préoccupations sont peut-être d’un autre ordre; il a beaucoup fait déjà, il voudrait faire plus encore; mieux que personne, il connaît le vagabondage de Paris, il sait qu’il pullule, qu’il déborde dans nos rues, qu’il envahit les promenades, qu’il constitue une sorte de réserve où le vol et l’émeute se recrutent avec prédilection ; il voudrait donner un lit dans ses dortoirs à tous les petits qui couchent sous le ciel, il voudrait offrir une écuellée de soupe à tous ceux qui volent des