SCÈNE QUATRIÈME
Les MÊMES, MADAME DESMARS, ANTOINETTE.
La CoGnon (à parti. Le petit accident a réussi. (/Æaut) Veuillez vous asseoir mes bonnes dames... Je vais préparer quelque chose pour vous réchauffer. ....
ma maison n'est pas belle... mais j'ai bon cœur !...
ANTOINETTE. Quelle plare laide !...
j'ai peur.
MaDAME Desmars. Il n’y a rien à craindre ici... Je suis plis inquiète de M. Léon. Je le crois blessé sérieusement.
ANTOINETTE. Je crains que Gaspard ne soit blessé, lui aussi. …
La CocNon, Mon Dieu ! que vous est-il donc arrivé ?
MADAME DEsMars. A quelques arpents d'ici notre cheval a pris le mors aux dents, effrayé par un objet qui semblait remuer près du fossé, il n’a pu être retenu... Nos compagnons en essayant de nous faire descendre ont fait verser la voiture... nous n'avons pas eu de mal ; mais eux, ils doivent être blessés, et leur cheval doit-être loin maintenant... Je meurs d'inquiétude...
La CoGNon. Vous avez eu un gros ac-
cident mesdames... Je vous plains bien, allez !... prenez ceci... (Æ//e présente deux verres.)
(Pendant ce dialogue Fanfan et Filfin exécutent une pantomine qui veut dire: “elle est belle, elle est riche, etc.”)
ANTOINETTE. Merci... Comment al:
lons nous nous rendre chez nous ?
Quelle promenade €: malheur !
L4 COGNoN. Je pourrai vous toger jusqu’à demain :i vous le voulez.
(On entend le mot 4 ouvrez ” À la Cantonade, Léon entre en boitant et s'appuyant sur l'épaule de Gaspard.)