‹ La chasse à l'héritage [microforme]Chapitre 6 sur 47 · SCÈNE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

SCÈNE CINQUIÈME

Les MÊMES, GASPARD, LÉON.

MADAME DEsMars. Vous êtes blessé ?

LÉON. Oui assez sérieusement à la jambe droite. …

ANTOINETTE. Et toi Gaspard ?

GasparD. Une égratignure à la main...

La Cocnox (à part). De la pratique !

(Æaut.) On va vous soigner mes bons petits messieurs... J'ai été élevée dans un hôpital moi...Je puis soigner toute espèce de blessure... et quand il yavait un membre endommagé à mettre en ordre, c'était moi que l’on chargeait de ce soin.

J'ai étudié la chirurgie (fout cela dit avec volubélite) .

FANFAN (das à Filfin). As-tu compris ?

Fizrin. Non, et toi ?

FANFAN. Ni moi non plus. . je crois qu’elle dit qu’elle a étudié... la la...

sciure chérie... la la.. ?

FrzriN. Ne cherche donc pas à faire ton savant... regardes la Cognon conime elle se démène !..

LÉon. Je souffre beaucoup !...

LA CoGNoN (présentant un siège à Léon). (A Filfin.) Alions flandrin ! viens aider monsieur à s'asseoir (Æ7/fin vient aider Léon à s'asseoër).

GasPARD. Peut-on se procurer une voiture dans les environs ?

La Cocnon. Impossible, cher monsieur.

FANFAN (qui s'est rapproché). Je crois moi que c’est possible.

La CoGNon (de mauvaise humeur et à mi-voix). Veux tu bien te taire, butor, tu me fais perdre de l'argent !

FANFAN. Ah! je comprends..... (4 |parer de la montre de madame Desmars rap

Filfin,) La Cognon est en train de faire | P'ochée d’Antoinette qui viert de souffleter

4 :. | Filfin. La porte s'ouvre brusquement, Vaubert de l'argent à notre nez... faut pas la lais-| 45e ‘et saisissant Fanfan au collet il lui fait

ser faire toute seule... plier les genoux. Filfin a laissé Antoinette.) FiLriN. Que faire ?..… :

FANFAN. Laisse-moi agir... (77 va à la SCÈNE SIXIÈME.

Cognon et lui dit un mot à l'oreille).

LA Coënon. Pas de bêtises hein ?

Gasparp. Encore une fois, peut-on se| VAUBERT. Qu'est-ce que cela ,eut dire ?

procurer une voiture dans les environs ? La CocGnox. Vous arrivez bien à temps,

FANFAN. Oui monsieur....(/a Cognon | monsieur... le regarde d'un air furieux) chez le troi-| Mapame DEsMARSs. Ah monsieur Vausième voisin... bert c’est la Providence qui vous amène !

GaAsPARD. J'y cours alors !.. ANTOINETTE. On était en frais de nous

MapAME Dssmars. Tu ne connais | insulter et de nous voler !... personne ici... demande: à ces messieurs| VauBErT (à Fanfan et Filfin). Dehors d'yaller avec toi.. en payant leur trouble... | bandits, ou je vous assomme !... misé-

LA CoGnNon (à Fanfan). Tu me le|rables !

paieras. FANFAN (redevenu insoient). Quoi ?...

GasPARD (à Æilfin). Voulez-vous nac-| VauBErT. Dehors vous disje... (47 compagner ? … | æjuste Fanfan avec nn pistolet.

FiLFIN. Te ne puis sortir, je suis épuisé. | ANTOINETTE. Quelle journée !

GASPARD (à Fanfan). Et vous mon-| (Fanfan et Filfim sortent à reculons. Gassieur ? pard rentre })

FANFAN. Merci... le temps est trop! Gasparp. Que se passe-t-il donc ici ? mauvais dehors... et je suis en chicane| L£on. Madame Desmars et mademoiavec le voisin. . [selle allaient être insultées et pillées, et

GaspaRD. Alor, ! j'irai seul à tous ris-| j'assistais impuissant à cette scène lorsque ques. , monsieur est arrivé fort à propos pour

La Cocnon. Mon bon petit monsieur, | nous tirer d’embarras. … vous avez tort... vous allez prendre un| Gasparn. Mon cher Vaubert, on a rhume. .. attendez plutôt. profité de mon absence, pour tenter un

Fanran. La Cognon de malheur ! mauvais COUP.

GaspArp. N'importe j'y vais...(# sorf). | VAuBERT. Je venais de mettre ma

FANFAN (à Æilfin). Maintenant fais | propre voiture sous la remise de cet aucomme moi, (à #adame Desmars, effronté-| berge pour y attendre la fin de l'orage, ment). Je pourrai aller vous reconduire | quand j'entendis crier, au voleur ! En en ville, madame, si vous voulez me don- | deux bonds je fus iei et j'ai réussi à chasner votre montre... (Æfonnement de ma-\ser les vauriens qui vous insultaient.

dame Desmars.) ; ANTOINETTE. Comment reconnaître ce FiLFiN (à Antoinette). Je pourrai vous | service !

chaperonner jusque chez vous, mam’selle, | Vaugerr. J'ai fait mon devoir, cela me si vous voulez me donner votre chaîne | suffit. en or... MaDaME DeEsMars. Vous êtes bien gé-

La CoGnon (violemment). Voleurs que | néreux, acceptez au moins notre amitié. vous êtes ! (Elle lui tend la main).

FanFAN (donne à la Cognon un coup de Vauperr. Veuillez en retour recevoir poing qui la fait reculer jusqu'à son comp-|Yexpression de mon dévouement le plus foir). Mêles toi donc de tes affaires la | complet... bourgeoise !.. GaspaArD, Il mwa été impossible de

La CoGnox (se redressant). Au voleur '|trouver une voiture !.. qu’allons-nous

LÉON (cherchant à remuer). Oh les | faire ?

bandits ! (7/ fait un effort et retombe sur! Vaumerrt. C’est bien simple. Je vais son Siège.) vous ramener moi-même à la ville, le temps se fait plus beau je crois.

. Les MÊMES, VAUBERT.

go

Page 1