‹ La chasse au lion [microforme]Chapitre 14 sur 43 · IN · texte numérisé non relu

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et Sompt, de l’état-major; M. le capitaine de Bonnemaïn, des spahis de Constantine, et M.

le capitaine Marguerite, des spahis d'Alger, que je n'ai pas l'honneur de connaître personnellement, maïs dont la réputation comme chasseur à tire et à courre est connue de tous ses confrères en saînt Hubert en Algérie.

S'il'était possible de faire le relevé des chasses accomplies par ces maîtres en vénerie, on trouverait un total incroyable, et je ne crains pas d'affirmer que celui des sangliers s'élèverait à plusieurs miliers.

La saison du printemps est également bonne pour une chasse en plaine d’un autre genre, et, à mon avis, plus amusante que celles qui précèdent.

A cette époque de l’année, les bôtes noires quittent le bois de bonne heure, et s’en vont bien loin chercher leurs mangeures et un ruisseau où elles restent jusqu’à la pointe du jour.

Les chasseurs, qui connaïssent d’avänce la rentrée des éiimaus, sont, à cette heure, déployés en tirailleurs sur la lisière du bois. Dès qu’un ou plusieurs points noirs sont signalés dans la plaine, tout le monde se met en mouvement et chacun manœuvre de façon à maintenir la chasse loin du couvert et à l’empècher de franchir la ligne form par kes cavaliers.

Une compagnie de. sangliers attaquée. de gette manière est: presque toujours massacrée jusqu’ au dernier, et ces sortes de chasse sont si productives, .que, lorsqu’ on & l'intention ner les morts, il est. saga ul de se

glier HE me Ru la plus has pour les véritables amateurs. En effet, pour la chas- 8e Au mgrais, il faut laisser : passer. la rosée du matin, qui, neuiraliserait l'effet du fen dans les FOBGAUX, et les chasseurs ont beaucoup à à souf-

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Glle que, l'on fait au bois, si AE n’est point Fun par un ‘homme habile et. connaissant bien le pays, n’est souvent qu'un buisson greux, et, dans tous les cas, elle est dangerense à à catse des chutes des chevaux .et des hommes qui courent à travers des broussailles, des: futaies non percées, où il se présente à chaque instant des obstacles infranchissables pour les meilleurs chevaux.et les meilleurs cavaliers. Les raisons qui me font préférer la chasse dont j'ai parlé plus haut, et que j’appellerai la chasse au rembucher, sont les suivantes : d’abord l'heure à laquelle on la fait, c'est-à-dire ce, moment aimé de tous les chasseurs européens, qui l'eppellent entre chien et loup, les

Arabes, entre chacul:et chien, et qui, pour tous, est pleine de, charmes et de. douees émotions à cette époque ue l’année : ensuite, la. beauté du courre dans ces plaines sans fin et. sans obstacles, où aucun des ineidents de la chasse

n'échappe à à l'œil du .veneur ;.et, enfin Jimprévu, qui est. toujours une jouissance, soit qu'il se présente sous la forme “d’une ‘hyène d’une: ‘troupe de:chacals, maraudours attardés qu’a surpris le jour: |

J'ai assisté plusieurs. fois à une du. au lévrier que les Arabes font pendant la nuit au clair de lune. Voici comment les choses se passent. À l’époque où les sangliers ravagent les moissons, on réunit le plus de monde possible, et on monte à cheval de façon à arriver vers Je milieu de la-nuit dans la plaine où se rouvent déjà les animaux."

Les cavaliers, marchant sur une seule ligne, ne tardent pas à apercevoir les fuyards. Aussitôt l’alerte est donnée, et tout le monde de charger avec des cris, des hourras qui feraient peur à des hommes.

J’ai remarqué dans ces chasses que les vieux sangliers et les ragots, c'est-à-dire ceux qui sont bien armés, protégeaient toujours la retraite des bêtes rousses, des bêtes de compagnie, des laies et des marcassins.

J'en ai vu qui, dès qu'ils étaient serrés de près par les lévriers, faisaient tête et chargeñient à outrance, tandis que lèurs camara. LA des détalaient. Dès qu'un animal tient au ferme, lés cavaliers l'entourent, et, sans se préoccuperdes hommes, des chevaux ou deschiens, chacun lui envoie son coup de fusil accompagné d’une i injure, et cela dure ainsi jusqu’à ce que l’animal, qui, comme on le pense bien, ne va pas toujours seul chez les morts, Oo] ne donne plus aucun signe de vie.

«) ‘ Holà! c'est bon !

L'ample moisson :

Seul, ce dix cors N'ira pas chez les morte, Et, si son flanc Est tout en sang, Plus d’an bon chien À vu couler le sien. ” (La duchesse de Nemours, fanfare)

tea rens VI.

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