LA GAZELLE
On trouve en Algérie deux espèces de gaselles: célle du Seat, qui habité la région des säbles, ét celle du Tell, que l'on rencontre sur les hauts plateaux et dans les montagnes qui bordent le désert au nord.
La première, béaucoup plus pébite et, d'un pelage plus fauve, est nomade comme l’ânti- Jopé, c'eët-ä-diré qt'elle change dé quartièrs éuivant les saisbné. * | La séeondé nè sort güèré d'ün réÿôn dé deux où früis Heuës Autour db sa démiettré ha-
hé: Ja:
bituelle, J'ai connaissance dé plüsiéurs troûpéatx de gazelles établis datis divérsés thôhtagén Situées äù sud êt à l'ést dé Cünstäntitié, qué jy di toujours féncontrés depuis ciiq où 8iX ans. À J'Af retarqué unié habitude chez la gafélle dû nôtd, qui nôd-ésutétiént là distingué dés duttéd tüfinatits, this db SE thé Led quéd'üpêdes viväht conime éllé à l'état ssuvaÿé, Chic sait que lés dnimiäux ôn état de n° turé, béted nôîtés, fauves ot nüfsibles, font du jour 14 vdit, et vite érsa, d:
La gazelle fait excéption à cétté réglé géné: rale, en se couchant, le soir, avec le soleil, pour aller au gagnage à la pointe du jour.
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Voici comment je suis arrivé À connaître cetté particularité, qui, selon moi, prouve que LE gazelle est le plus tiraide et le plus craintif des animaux de la création. |
Eu päréourat les crêtes d’une montagne connue dans lé eeicle de Constantine sous le om de Zeraser, jerencuntrai sur un point culiinänt et découvert une quantité considérable de fumées et ün grand nombre de chambres de gazelles. |
Comme cette démeure me parut fréquentée depuis longtemps et vidée depuis peu, je pensai que ces dames avaient été dérangées par une bête ou un bruit quelcôtique ; ayant trouvé à trois ou quatré cénts mêtres de là un rochet qui dominait le pays, je m'y installai pour # passer la nuit et Suivre les rugisssments du lion qui m'avait été signalé
Lé soir, au moment où le soleil allait disparaître à l'horizon, j’aperçus un troupeau de gazelles marchant N la filé et se dirigeant vers ja demeure que j'avais reconnue.
Je les comptai, elles étaient six, dont un seul mâle, qui ténait la tête; Lo chef de ce pe-. tit sérail arriva droit aux chambres dont j'ai parlé, gratta le sol deux où trois fois, puis sé mit à génoux et se coucha, Un moment après, tout le troupeau eau couché autour da son chef.
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Je les observai jusqu’à la nuit sans qu’elles quittassent | leurs demeures, et, quand les pre-. mières lueurs me permirent de voir juquelè, elles y étaient encore, .
Ce ne fut qu'au moment où je. me levai pour rentrer sous ma tente que le mâle donna l'éveil en frappant du pied, et que les gazelles quittèrent leurs reposées en. $ étirant: comme. des paresseuses trop : tôt éveillées.. dur
Ne voulant point troubler ces pauvres bêtes, je m'éloigaai en suivant une. direction. PPO-
sée et pus les voir dongtemps immobiles à à Ja,
même place. do à
Cette observation, que j'ai pu. renouveler Fr puis, m'a; donné la, certitude que. la gazelle, dormait Ja nuit, de peur. de rencontrer des
animaux nuisibles sur. son chemin ; et ca qui prouvé qu'il n’y : a, pas d'autre raison à cette habitude, c’est que ses. demeures, au lieu d’être
cachées comme celles. des autres animaux, 88.
trouvent toujours soit sur un plateau, soit sur un versant parfaitement découvert, afin d'’éviter toute. surprise,
Sans rien affirmer sur la gazelle du désert.
je crois qu’elle doit se garder de la même manière ; car, dans les premigre jours du siége
de Zatcha, en 1849, j'en ai vu qui venaient,
tous les matins à la pointe du jour, et tous les.
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soirs un peu avant le coucher du soleil, s’a breuver en aval d’une source gardée par un de: nos postes. Le bruit de la fusillâde et du e cànon finit par les éloigner et les obligèr à chere cher des parages. plus tranquilles, se 2
‘La gazelle et le lion sont jés deux extrêmes. poür le moral et le physiques
Elle est timide autant qu'il est audacieux, faible ‘autant qu’il est fort, bélle par la finesse, la distinction, la délicatesse de sès formes et 2 douceur de son régard, comme il est beau.
par sa prestance dé roi tenant son trôtie du ciel, par les prôportions de son corps pétri de force, de souplesse et d'élégayice, et la fierté: placide de son regard, qui impose le .Yéspect et magnétise.
Si Tespèce humaine n'avait pas dégénéré, on pourrait cot parer la gazelle à la femme et lé lion à Phommé ; mais, #’il reste quelques femme qui, méritent cette comparaison, et il en reste, le plus bel homme de notre siècle paraîtraît bien laid à côté du roi des animaux. Les ÆArabés rendent justice au mérite per: .
sonnel de la gazelle, et surtout à la-beauté de ses yeux, ce qui ne les empêche pas de lui faire une guerre à outrance. |
Dans le sud, il la chassent comme Fantilo-.
pe et avec des lévriers.
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