DU CHIEN COURANT LE MEILLEUR
issus de ce croisement, achetés en Angleterre aux enchères publiques, lors de la vente annuelle des agneaux de Jonas Webb, 14,000 francs les deux.
C’est ainsi que nous devons agir si nous voulons créer une race, et surtout la fixer. Ne craignons donc pas, de temps à autre, d’infuser dans les veines de nos bâtards quelques gouttes d’un sang étranger à nos races, mais agissons toujours avec suite et avec une prudence extrême dans le choix de ces reproducteurs.
Partant de ce principe reconnu « que, dans le croisement, le sang le plus fixé domine dans le produit », tous les éleveurs de la Vendée ont pu constater que les bâtards, au premier croisement, tenaient plus de la lice française, pour les qualités morales essentielles , que de l’étalon anglais.
De ce principe, admis par la science, découle donc encore ce fait incontestable, cc que le croisement entre deux bâtards au premier degré imprime au produit un cachet moral plus français qu’anglais ». Nous sommes parvenus, à l’aide de ces observations, à créer en Poitou des races de bâtards qui réunissent à toutes les aptitudes de l’excellent chien français d’autrefois les principales qualités du chien anglais, c’est-à-dire le fond, le train, la santé. Pour moi, le bâtard anglo-poitevin, croisé avec le sang anglo-saintongeois ou anglo-gascon, produira toujours le meilleur chien de chasse, le plus sage, le plus intelligent, le plus apte à la chasse du chevreuil.
Ne tirez jamais race de chiens d’une santé délicate, bricoleurs, muets, durs de nez, portés à prendre le change. Autant que possible, faites le croisement de la lice de trois quarts sang français avec le chien de trois quarts sang anglais, ou réciproquement : telle est la règle.
En procédant de la sorte depuis plus de trente ans, nous sommes parvenus en Vendée à créer une sous-race qu’on peut appeler anglo-poitevine-saintongeoise, bonne à toute heurte, forçant également sangliers, cerfs et chevreuils, gardant admirablement le change.
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