INTRODUCTION
et la plus savante. Elle exige un veneur consommé, des chiens du plus haut lignage, de la race la plus suivie et la plus fixée, du nez le plus fin, de la plus parfaite intelligence. Il y a quelque vingt ans, tant à bon droit la chasse du chevreuil passait pour difficile, j’entendais dire à des veneurs sérieux, « que jamais chevreuil n’avait été forcé. »
Je ne crois pas qu’aucun traité très spécial ait été publié sur cette matière; j’offre humblement à mes confrères en saint Hubert ce modeste travail : il n’a probablement d’autre mérite que celui d'être consciencieux.
J’ai dû faire nombre d’emprunts à nos meilleurs auteurs, au moins pour ce qui résume l’histoire de la vénerie, et les principes généraux communs à tous nos maîtres dans l’art de la chasse. Les veneurs intelligents comprendront que sous ce rapport on n invente rien de neuf ; les auteurs modernes qui se reconnaîtront dans ces pages, notamment M. le comte Le Couteulx de Canteleu, auquel j’ai fait les plus larges emprunts, voudront bien m’excuser si je m’incline devant leur compétence et les proclame nos maîtres autorisés.
Je dois en outre à l’obligeance et au talent de MM. le baron de Villiers, Bellecroix et Crémière les gravures et les photoglypties publiées dans ce livre.
Le Parc-Soubise (Vendée). Février 1877.