ANGLO-VENDÉENS
Le croisement de la lice vendéenne et de l’étalon anglais a rarement réussi; les produits étaient vites, légers, ardents, très entreprenants, mais généralement manquaient de voix et de nez. Or, en Vendée, nous tenons avant tout à la belle gorge de nos chiens : sans musique, pas d’entrain, pas de gaieté, autant vaut le fox-hunting anglais.
MM. Chevallereau et Clémenceau de Sainte-Hermine ont eu cependant un étalon anglais, Grefton, qui a tracé admirablement avec des lices de Vendée. Les fils de Grefton ont été célèbres ; presque tous ont été des chiens parfaits, très vites, très sûrs, de change. MM. de Danne ont possédé pendant longtemps un de leurs descendants, excellent chien dont ils ont souvent tiré race. Il n’existe plus de descendants de Grefton.
Les bâtards vendéens ont cependant une qualité fort précieuse : ce sont des chiens qui travaillent sur les devants, et qui rapprochent plus vivement que les bâtards anglo-saintongeois. Moins collés à la voie, ils dépêchent davantage la besogne dans les forlongers, qualité très précieuse dans la chasse du chevreuil. Aussi serais-je partisan, de temps en temps, d’infuser dans les veines de nos bâtards anglo-saintongeois-poitevins une légère addition de ce sang généreux, ardent et vif.