‹ La chasse et les chasseurs Léon BertrandChapitre 35 sur 90 · A LA CROIX-DE-BERM. U · texte numérisé non relu

A LA CROIX-DE-BERM. U

d'adroites leçons, leurs fiers et intelligents élèves. Des terrains appropriés pour ces courses au clocher, c'est-à-dire difficiles, semés d'obstacles de différente nature, sont désignés par un juge compétent; puis, lorsque tout est ainsi préparé, lorsque le théâtre de la lutte est choisi, quand surtout rider s et chevaux sont ce que l'on nomme en état; — car il rie faut pas s'imaginer qu'il suffise d'amener un bon cheval sur le terrain pour tenter fortune dans ces expéditions hardies, aventureuses, il est pour le moins aussi nécessaire que le cavalier soit entraîné au même point que son cheval, c'est-à-dire également initié aux difficultés de l'entreprise, aux fatigues laborieuses qu'elle nécessite ; — alors un point d'arrivée étant désigné, le signal est donné, et voilà tout aussitôt que, comme un escadron impétueux, s'élancent à trarers la plaine les nombreux concurrents qui se pressaient au départ, généreux rivaux, portés sur les ailes de l'espérance, habiles et vaillants écuyers, franchissant à vol d'oiseau tous les obstacles, ne reculant devant aucun danger, domptant toutes les impossibilités, jusqu'à ce que la palme du vainqueur, ce noble prix d'une ardeur généreuse, ait élevé au rang des dieux celui d'entre eux qui, le premier, touche au but.

Palmaque nobilis

Terrarum dominos evehit ad deos...

Telles sont, en AngleteiTe* les courses connues sous le nom de steeple-chases y parties pleines d'intérêt, par cela même qu'elles sont dans l'esprit national* luttes où il y a vraiment quelque gloire à figurer et que les caprices de la mode, ou plutôt les penchants novateurs de quelques esprits

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