MORT DE S. A. R> LE DUC D'ORLÉANS
haras de Meudon, quelle métamorphose avait subie en peu d'années cet établissement modèle si prospère, si complet aujourd'hui. La même révolution s'opéra par degrés au Champ de Mais, où, à l'aspect de cet éleveur nouveau» ne reculant devant aucun sacrifice, fondant de sa bourse des prix i m | m riants, engageant de nombreux produits, se ranima non-sculemcnt le zèle des autres éleveurs, mais même l'intérêt du public, spectateur jusqu'alors assez tiède; et l'on peut dire avec certitude que si, à l'heure qu'il est, li s courses de Taris, aussi bien que celles des départements, exercices longtemps incompris de la loule qui n'en appréciait point le but sérieux, ont fini par obtenir une certaine j>opnlarité, Mgr le duc d'Orléans doit figurer en tète du petit nombre d'amateurs auxquels revient de droit celte conquèle. Président honoraire avec son frère, Mgr le duc de Nemours-, de la Société d'Encouragement pour l'amélioration de la race dis chevaux en France, il s'associa tout entier aux utiles travaux île ses honorables membres; et, versé par une étude approfondie dans la connaissance spéciale des moindres règles du" Tu//, il ne manqua jamais de prendre paî t aux délibérations du Comité, chaque fois (pie se présenta soit une difficulté grave à résoudre, soit une décisiou importante à rendre. C'est à lui, c'est à sa protection éclairée et bienveillaute que Chantilly, ce triste désert depuis la mort du dernier Coudé, dut rétablissement de ces courses qui, fondées à la suite d'une chasse, entre un pari et un déjeuner d'amis, ont pris depuis un accroissement successif, et sont devenues le rendezvous annuel de l'aristocratie parisienne; c'est à lui encore que Versailles est redevable de son magnifique hippodrome;
et, vainqueur comme vaincu sur tous cescbamps.de bataiUe