‹ La chasse et les chasseurs Léon BertrandChapitre 62 sur 90 · SIX JOURS EN BEAU CE · texte numérisé non relu

SIX JOURS EN BEAU CE

pale; enfin une faisanderie, destinée à faire de nombreux élèves, et un chenil capable de contenir une meute de soixante chiens, complètent, à lune des entrées du parc et sous les yeux d'un garde portier, cette belle résidence de chasse.

Neuf heures sonnaient comme nous descendions de voiture, le lundi, 5 septembre, sous Je vestibule du château, où M. et madame de Gasville nous reçurent avec une courtoisie tout aimable, et bientôt (à la campagne on est toujours moins cérémonieux qu'à la ville) nous eûmes, sous les auspices de notre hôte, fait connaissance avec l'honorable assistance réunie à Meslay-le-Vidame. Madame la marquise de Sesraaisons la mère, M. le marquis et madame la marquise de Sesmaimons de Flamanville, M. le marquis et madame la niarquise de Civrac, M. le comte et madame la comtesse de Goulaines, tous parents de la famille de Gasville, plus un excellent veneur de l'Orléanais, M. Théobald de Tristan, ex-officier de l'armée d'Afrique, composaient, à notre arrivée, cette société intime à laquelle vint s'adjoindre, pour ce jour-là, M. de Villeneuve, le préfet de Chartres. A onze heures et demie, c'està-dire au sortir de table, un char-à-bancs tout attelé, véritable omnibus de chasse, dans lequel il y a place pour tout le monde, chasseurs, chiens et gibier, nous fut amené devant Ja porte et nous transporta sans fatigue jusqu'au rendez-vous fixé pour l'ouverture de notre première campagne.

A Mesluy, on ne connaît que deux manières de chasser, la chasse aux chiens courants et la chasse en battues. Cela se conçoit : M. de Gasville ne résidant que six semaines tout au plus, cliaque année, dans cette propriété, vu qu'il en a deux autres non moins importantes, l'une dans le Loiret, l'autre dans la Seine-Inférieure, entre lesquelles il faut qu'il se par-

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