‹ La chasse et les chasseurs Léon BertrandChapitre 7 sur 90 · ET IES VENEURS DE BANLIEUE. W · texte numérisé non relu

ET IES VENEURS DE BANLIEUE. W

tice, et que le même animal, pris et replis, a souvent servi jusqu'à trois fois. \ *

£h ! messieurs, pourquoi rapetisser ainsi h plus belle passion, pourquoi ridiculiser à plaisir le plus noble des exercices? Vous n'êtes pas assez grands seigneurs pour chasser à cheval? Résumez- vous et faites tout bonneme d'antres, chassez à pied, ce qui vous amusera Croyez-vous donc qu'il suffise, pour être réputé bon veneur, d'avoir ses piqueurs et sa meute? Mais à ce compte, mes maîtres, je sais tel estimable marchand de chiens du faubourg qui, en se réunissant à quelques sonneurs de trompe ses amis, serait pour le moins tout aussi bon chasseur que vous. Ce qu'il faut avant tout, comprenez-le donc enfin, c'est une forêt, et une forêt peuplée de gibier ; car à quoi bon sans cela le chenil et l'écurie? C'est pour le moins un luxe inutile; d'autres diraient plus ridicule encore qu'onéreux.

En France, où l'on pardonne difficilement toute espèce de mauvaise comédie, il n'y a qu'un homme auquel le public ait permis de se moquer impunément de lui, comme vous le laites, et, dans le fond, cet homme était plus excusable que vous, il s'est avisé aussi, lui, de vouloir nous donner ses chasses à courre ; mais les siennes du moins avaient deux avantages sur les vôtres, avantages incontestables, immenses. Sabord elles s'exécutaient aux flambeaux, ce qui est d'une ga* lanterie digne du grand roi; ensuite, cela soit dit en passant, sans vouloir vous faire tort en quelque chose, non-seulement en fait de chevaux et de chiens il était encore mieux monté que vous, mais chaque soir et à chaque chasse, il comptait autour de lui une foule nombreuse de spectateurs, qui tons Délits et grands ieunes on vieux, l'applaudissaient

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