BE R
res
Le
Est-ce que l’égoisme vous gerait venu avec le bonheur ?.…. Tenez, mon ami, au lieu de plaisanter comme notre cher duc, parlez-moi gérieusement ; jai confiance en vous, et si vous m’indiquez Un moyen d'être heureux, je le guivrai aveuglément.
—Jmitez-moi, et mariez-Vous.
—Pour se marier, il faut avoir une femme.
Cherchez et vous trouverez; et quand vous aurez trouvé une belle jeune fille, donnez-lui votre coeur €t arrangez-vous pour aimer toujours.
Toujours !... Cela dure-t-il longtemps ?
Hector tourna le dos à ce fou, et s'en alla rêver à Christine derrière les charmilles. Le lendemain, il fu conduit par M. de Riparfonds, à Meudon, chez le dati phin; à &t-Clouu, chez madame la duchesse d'Orléan:: à Versailles, chez M. le due de Bourgogne ; et ces réceltions le menèrent jusqu’au soir; mais au moment où | jeu commençait, avant le souper du roi, il quitta les a} partements, monta à cheval, et partit pour le pavillo La nuit était froide et claire; des myriades d'étoi gcintillaient au ciel, où la grande voie lactée étenci" son écharpe; le cerf bramait dans les bois, et les pie! du cheval frappant à coups pressés la terre dureie !: chemin sonnaient dans l'air vif. Le cavalier, pen sur la selle, dévorait l’espace, tandis que son regarct la patient fouillait avenue profonde et muette ; il pas 1!l comme le vent et regrettait de ne pas aller plus \'° Cependant un autre cavalier, Jancé sur les traces d'hivetor, le suivait au galop, en maintenant toujours ja mûme distance entre UX ; mais, plus sombre et plus mi térieux qu'un fantôme, il traversait la nuit limpide sis éveiller aucun écho; un brouillard sortait des na=rux du cheval aiguitionné par léperon; mais ses dur bots broyaient la terre sans bruit, et pour S? terribi fût sa course, le vent ne pouvait en porterele son oreilles d’Hector. Lorsque M. de Chavailles s’ari
la porte du pavillon, le cavalier retint la bride de son
Liu cheval sur la lisière du bois entre les troncs noirs des
chênes, l’attacha aux branches d’un arbre, et se glissa, courbé dans le chemin creux, jusqu’à la haie. Après que Christine eut entraîné M. de Chavailles dans le pavillon, l'inconnu en fit le tour, revint ensuite jusqu’à la lisière du bois, examina un instant les linges qui emmaillotaient les pieds du cheval, sauta en selle et s’enfonça dans la forêt,
nee LOURSIA
Le ‘49 y »
pe