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rapprochée de cette ressemblance singulière qu'avait l’un d’eux avec le chevalier, ne laissait pas de paraître fort suspecte à M. de Chavailles. Dans l’état où était la Flandre, on pouvait difficilement croire que deux marchands fissent une si forte dépense et s’entourassent de tant de précautions pour parler des affaires de leur commerce. Il était plus naturel de croire que deux espions du parti ennemi s’étaient donné rendez-vous à l'auberge du Broc d'argent, et c’est ce dont Hector voulut s'assurer. Quant à la présence du chevalier, rien ne lui paraissait moins. ceïtain, et volontiers il croyait, avec Coq-Héron, qu'une’ ifusion l'avait abusé ; cependant il n’était pas fâché de vait. par lui-même ce qui en était. ji n’était pas seul depuis: dix minutes qu’il entendit marcher sur la route; ile. pencha au bord de la fenêtre, et vit distinctement deux, hommes qui se dirigeaient vers l'auberge à pas rapides, lun à cheval, autre à pied. L'hôtelier s’avança, prit la bride des mains du cavalier. qui sauta légèrement à terre, et suivit son camarade, non sans recommander à l’aubérgiste d'avoir grand soin du cheval. c
__Vous lui donnerez uné bonne mesure d'avoine tt lui laisserez la selle sur de dos, dit-il.
Et quand il aura mangé, ajouta l’autre, vous V'attacherez, ainsi que le mieñ, à cet anneau de fer qui est à la porte.
__Et surtout, reprit le premier, pas un mot de noire visite à qui que ce soit, ou je te coupe les oreilles.
Les deux étrangers parlaient flamand, langue qui était devenue familière à M. de Chavailles.
Eh! eh! se dit-il, voilà deux marchands qui ont le verbe haut.
Un instant après, il entendit crier les marches de bois de l'escalier sous les pieds des deux étrangers qui #91 taient lestement.
Un