‹ La châtelaine; comédie en quatre actesChapitre 90 sur 144 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

allé à vous. Nous n'avons heurté ni blessé personne, et c'est tant mieux, car le bonheur fait avec la douleur des autres, n'est pas durable. Voilà pourquoi je crois à notre bonheur, à nous, je crois que nul ne le brisera et si quelqu'un l'essayait, je vous jure, Thérèse, que ce serait tant pis pour lui! Viens dans mes bras un instant...

(Il Tattire à lui.

THÉRÈSE, après un temps.

Et maintenant, je vous renvoie.

JOSSAN

Et pourquoi?

THÉRÈSE

Parce que votre sœur vous attend.

JOSSAN

C'est vrai... Vous ne trouvez pas tout de même que c'est un peu agaçant d'être surveillés comme deux écoliers?...

THÉRÈSE

Non, c'est charmant, au contraire. A demain.

JOSSAN

A demain ou à tout à Iheure, car si je peux m'échapper, je repasserai par Sauveterre. Je ne vous ai pas dit le quart de ce que j'avais à vous dire. Vous n'attendez pas de visite?

THÉRÈSE, lui prenant le bras en riant.

Pas lombre, Dieu merci. Je vous accompagne.

(Ils sortent par la droite.)

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