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Et tandis que la foule en habits sombres quitte le cimetière, tandis que la pauvre veuve donne l'ordre de brûler toutes ses parures et toutes ses robes, tandis que le corps reste seul au fond de la fosse, l'âme du bon chevalier s'achemine vers le çaint Pareïs où une place lui est réservée « entre les glorias ».
1 Bibl. rSat., fr. 4988, f° 168: Le chimelièrefumultloncet mult lés; — A cascun homme fut un arbres plantés, etc. Enallantau cimetière et durant toutes ces obsèques, la douleur de nos pères s'affirmait d'une façon très bru yante, comme encore auj ourd'hui dans tous les pays du Midi: crisardents, cheveu?, e; vêtements arrachés, poitrines labourées, etc. (Renaus de Montauban, p. 24, v. 33; Anlioche, II, p. 42; Ogier, v. 9061, etc.) Les femmes vendaient leurs riches parures, leurs pelleteries de luxe (Renaus de Montauban,p. 400, v. 4, 5); tous les parents se revêtaient d'étoffes sombres (Ibid., p. 24 v. Cf. Viollet-le-Duc, Dictionnaire du Mobilier, III, p. 338). Pendant les sept jours qui suivaient la mort, on s'astreignait au deuil le plus sévère. (Renaus, 1. 1., p. 24, v. 34, etc.) =s a. A partir du x° siècle (suivant J. Quichorat), du xie (selon Viollet-le-Duc), le cercueil est plongé dans le sol et le monument extérieur n'est plus que figuratif. — 6. Au xn° siècle, il existe deux formes de lombes : lestombes levées; les tombes plates. — c. Les tombes levées en forme de dé (quelquefois montées sur petiles colonnes) offrent dès le xne siècle la figure du défunt en bas-relief el, dès le règne de Philippe Auguste, en pleinrelief. — d. Lestombes plates, dès 1150 environ, présentent de plus en plus, au lieu d'une simple croix à leur centre, la représentation du gisant, gravée en creux. A la fin du xii° siècle, au commencement du xui°, cette représentation est ornée d'une arcade au-dessus de la tête. =; s Garins li Loherains, II, p. 272. On y aurait pu graver cette superbe parole de Girart de Roussillon (trad. P. Meyer, p. 104, § 108) : Aux suaires les corps, à Dieu les âmes !
Saint Louis an m prison |p. 781). — Composition de Luc-Olivier Merson.