‹ La chevauchée d'Yeldis et autres poèmes,Chapitre 2 sur 9 · LE FOSSOYEUR · texte numérisé non relu

LE FOSSOYEUR

LE FOSSOYELK

JuE vieux rempart au soleil d'aoïU; Tout l'air vibrant au faîte roux Du mur bas qui suit le sentier ; Le vieux rempart au soleil d'août, Sans lierre et blanc — comme chenu — Au pied fleuri d'ortie, ou nu ; La vieille muraille ancienne, Blanche et sans ombre que la mienne.

Sous ce soleil et dans cette herbe J'écoutais chuchoter la Vie Comme en l'éteule autour des gerbes Sur toute pierre un lézard gris Immobile et que l'on eût pris En étendant la main sur lui.

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Dan? un sourire Ibrcé d'adieu.

Revu dans un sourire d'accueil ; Comme tna vieillesse advenue Paisible et sans grands mots de deuil, Souriante grave à mes vingt ans Debout contre le vieux mur blanc.

Uar, bien que ce grand vieillard grave Fût .sourd et qu'il ne parlât point Selon le choix de ceux qui savent 'D'un geste large, avec la clef De lourd fer forgé qu'il tenait, Fauchant l'horizon, cime à cime).

Je récoutais. rime après rime, Kes yeux mi-clos, le cœur au loin :

« Je ne sais quel homme est moins à plaindre

De celui qui vient vers la Vie

Ou de celui qui s'en retourne :

•Je ne sais ce qu'il faut moins craindre

Du jeune espoir évanoui

Ou du souvenir qui séjourne

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