‹ La chimie agricole mise à la portée de tout le monde [microforme]Chapitre 17 sur 34 · partie dé 3 s'empaliberté · texte numérisé non relu

partie dé 3 s'empaliberté

forme le 1r chasser sont alors nière subelle s’emulière pro-

x boissons effervesroprement eau ordipaz acide réssion,

temps dû p plus de écouvte à nt alors le faire leur ortes proenversées \ées avec sur taillis, isables de

roches carbonifères ou de houille, dont les habi- — tants des pays civilisés tirent aujourd’hui leur principal combustible, Les alcalis forment une autre elasse de sub- … slances qui proviennent de l’union de loxigène | avec des métaux ou d’autres corps. Les princi- © paux d’entr’eux sont la potasse, la soude, l’ammo- “| niaque, elc.

» Le premier se tire des cendres des arbres et des plantes ; les petites branches en contiennent beau- … coup plus que le tronc. Le second se tire du sel : marin ou des cendres des plantes marines. Le troisième ce forme durant la décomposition des » matières animales ou végétales; il est dû à la « jonct'on de l’azote avec de l’hydrogène.

© On reconnaît les alcalis à la propriété qu’ils ont de changer en vert la couleur bleue de quelques végétaux, comme la teinture de chou rouge. Les acides la changent en rouge vif,

Les acides se combinent avec les alcalis, et forment ce qu’on appelle des sels neutres, parce qu’ils n’ont aucune des propriétés des acides ou des alcalis. Si l’on mélange de l’acide sulfurique, qui est très acerbe et brûle la plupart des corps qu’il touche, avec de la soude pure, qui dans cet état peut donner la mort, on forme un sel inoffensif, très employé en médecine, le sel de Glauber.

L’acide Lydrochlorique ou esprit de sel, qui est très violent et donne la moit, forme avec la soude te sel de cuisine ordinaire,

Les lerres ou oxides sont des substances qui ont une base métallique, c’est-à-dire, qu’elles ne sont, à strictement parler, que la rouille de quelques métaux qui ont une grande affinité pour l’oxigène, Les principales svnt la chaux, l’alumine, la silice, la magnésie, la baryte et la strontiane.

Les quatre premières se rencontrent en abondance dans les roches et dans le sol,

La chaux est la base de la pierre à chaux, de tous les marbres, du blanc d'Espagne, du gypse et de la marne. C’est la présence de la chaux dans la marne qui rend cette terre précieuse comme engrais.

L'alumine est la base de la glaise.

La silice est la base du sable et la magnésie re rencontre dans divers minéraux.

Nous avons vu que les se/s sont un composé d’un acide avec un alcali, une terre ou un oxide métallique 3 lorsqu’ils sont en repos et qu’on évapore une partie du liquide dans lequel ils sont disgouts, on les voit se crystalliser, c’est-à-dire, yreudre la forme de cristaux d’une figure toujours exactement semblable. Ainsi le nitre forme des prismes octahèdres, c’est-à-dire à huit côtés ; le sulfate de soude des prismes hexahèdres, à six côtés ; le sel commun des cubes.

Il arrive souvent qu’un acide a plus d’affinité ou d'affection, si l’on peut s'exprimer ainsi, pour une terre ou base que celui avec lequel elle est

sie 88

nposé oxide | évat dis -dire, )jours e des 8 ; le à six

inité pour le est

combinée ; alors s’ils sont mis en présence, il s’opère une nouvelle combinaison durant laquelle l'acide primitif est mis en liberté. Ainsi l’on obtient du gaz acide carbonique en mettant dans de l’eau des petits morceaux de pierre à chaux ou de blanc d’Espagne (craie) avec de l’acide hydrochlorique; cet acide se combine avec la chaux, forme un hydrochlor:te de chaux et laisse échapnper le gaz acide carbonique.

Si, dans un verre de bière ou de cidre qui commence à s’aigrir, on jette quelques grains de carbonate de soude, la liqueur deviendra tout-àcoup douce et pétillante. Il s’est opéré une décomposition et une nouvelle combinaison : l’acide acétique ou vinaigre, qui donnait l’aigreur à la bière, s’est combiné avec la soude et n’est plus sensible ; l’acide carbonique s’échappe en gaz et en s’échappant rend la liqueur mousseuse.

Les eaux de source sont ordinairement dures et ne peuvent être employées au lavage, parce qu’elles font cailler le savon, Qu’elle en est la cause? Ces eaux contiennent du carbonate ou du sulfate de chaux ; l’acide se combine avec la soude ou la potasse du savon eten sépare la graisse qui refuse alors de se mêler à l’eau.

Si l’on jette un peu de sel d’oseille (oxalate de potasse) dans cette eau, l’acide est décomposé; l’eau devien trouble ; il se forme un sel nouveau, l’oxalate de chaux, qui, n’étant pas soluble

dans l’eau,se précipite au fond sous forme de pou: dre blanche. L'eau pourra dissoudre alors le savon, |

Quelques sources contiennent assez de carbonate de chaux pour former un dépôt de pierre sur les corps qui y cont plongés pendant quelque temps ; on les appelle à cause de cela sources pétrifiantes.

L’eau de pluie est douce et reçoit facilement le savon, parce qu’elle ne contient pas de sels en dissolution ; ce sont ces sels qui, dans l’eau de rivière, forment, au fond des ustensiles employés à la bouillir, ce dépôt pierreux qui provient de leur décomposition,

Page 1