DES PRINCIPAUX ORGANES DES PLANTES
Les principaux organes des plantes sont les racines, la l'xe, les feuilles, les fleurs eties fruits ou graines.
La RACINE est cette partie de la plante qui frappe le moins la vue, mais qui n’en est pas moins indispensable. Elle lassujettit au sol'et s’en va chercher au-dessous de la surface la nourriture qui lui est nécessaire. Les racines sont ainsi que la tige composées de trois parties principales : l’écorce, le bois, la moëlle, et chacun de ces organes peut encore se subdiviser en autres parties qui remplissent encore des fonctions différentes. Les racines contiennent des matières diverses dont on fait usage dans les arts et la médecine. Les plus connues sont: la betterave qui fournit un aliment très nutritif poûr les animaux
par la quantité de sucre et de muciloge qu’elle contient ; la carotte, la rhubarbe, l’ellébore, l’inécacuhana, la salsepareïlle, la genciane qui donne une bonne teinture jaune et un principe amer, le jalap, la valériane, le gingembre, etc.
On appelle plantes bulbeuses celles dont la racine renferme le germe d’une nouvelle plante, La plus importante de cette classe est la pomme de terre qu’on appelle communément en Canada patate, d’après le nom indien de cette plante qui est originaire de l'Amérique du Sud. Elle fut introduite en Irlande en 1565, en Angleterre en 1605, et l’usage en devint général en France vers lan 1773, grâce aux effoits infatigables de Par. mentier. 100 parties de pornme de terre en contiennent à peu près 20 de matières nutritives, divise sées comme suit: amidon 15, albumine 1, gomme 4, fibrine amidonnée et sels 7, le reste est de l’eau,
Depuis deux ans, une maladie inconnue jusqu'ici est venue, sur ce continent et en Europe, attaquer ce précieux tubercule qui fait le principal aliment des classes peu fortunées. Un cultivateur anglais de réputation annonce avoir trouvé le moyen d'éviter cette épidémie. Il recommande de planter les pommes de terre en automne ; de les mettre en sillons élevés afin de bien égoutter le terrain, et de les saupoudrer de charbon de bois ou de tourbe avant de les recouvrir de terre, Cette méthode est facile et devrait être essayée.
Le et ren Lo tig croît « cultur donne
L’a elles rents :
ou das premi
Le topmambour ressemble un peu à la patate, et renferme près de 15 pour cent de sucre liquide. La tige est très productive ; une fois plantée, elle | croît et s’étend d’année en année, sans exiger de à culture. On dit qu’un arpent de terre peut en he donner jusqu’à 70 tonneaux. 1
L’ail, l’oignon sont des bulbes bien connue: ; & oclles fournissent comme assaisonnements diffé. S 1 rents sels utiles à l’économie animale. he
L'éconrce est la partie extérieure des plantes ; 1 elle recouvre les racines, la tige et les branches. Lile se compose de l’épiderme, du parenchyme ou {issu cellulaire et des couches corticales. Le premier protège les autres et semble n’avoir pas d'autre usage ; dans les arbres déjà vieux, il se
divis fend, se divise en écailles et se renouvelle par-
mme À dessous, Dans ies plantes faibles et celles dont la | l’eau, tige est creuse, l’épiderme est très important, car i > jUS- c’est lui qui la soutient ; il est alors ordinairement rope;, composé d’une espèce de tissu serré, ressemblant ‘2 rinci- j à un filet de verre j on a reconnu qu’en effet cette ‘1 culti- substance est de la silice, c’est-à-dire la matière qui À ouvé constitue la base du verre. La tige du blé, du | Lande foin, des joncs, des roseaux, etc., est recouverte ; ; de d’un véritable tube de verre qui protége ces plantes
uiter contre les attaques des insectes, et remplit une
> bois fonction analogue à celle des coquillages du règne Cette animal, Si lon expose l’extrémité d’un brin de $
foin à une flamme vive, et qu'on le fasse ainsi k. E
ai pas ; FR a ce AO Me aa
| Ne HN autres brûler graduellement jusqu’à l’autre bout, on {rou- la pr vera comme résidu, si cette expérience déiicate a propri été bien conduite, une substance crystalline qui l'on ti n’est pas autre chose qu’un globule de verre. La dot c connaissance de ce fait nous donne l’explication sont a d’un autre que les agriculteurs ont souvent remar- La qué sans en pouvoir comprendre la cause. Dans beauc
un sol entièrement composé . D EE oncn les, comme les terrains tourbeux, le blé com- na tu mence à germer et croît avec vigueur ; mais, au
ÿ 9 ne qu'elle bout de quelque temps, la plante Re Ru des lig | dit vulgairement, a poussé en orgueit, ne tarde nas | pas à ployer et à s’abattre dès que l’épi vient à et l'ai surcharger la tige trop faible pour le soutenir. Pour utile
remédier à ce défaut, il suffit d'ajouter à ce sol tès riche du sable ordinaire, c’est-à-dire, une base de silice, qui permet aux racines de la plante
de ce de pet
te du bo de former le petit tube de verre qui lui manquait tendie guparavont, | | es couc Le parenchyme ou tissu cellulaire su : ou jus l’'épiderme ; il est ordinairement rempli ‘un Us Pa quide de couleur verte. Les couches corlicales nt L lle H s | s sont placées en feuilles minces les unes sur les RE autres, et touchent immédiatement au bois: il quan se forme, chaque année, une de ces couches et D: . e mt 9 une de bois, ce qui fait ce qu’on appelle les âges remp de Parbre. | | À unes Les écorces sont aussi empliyées à divers À d’aut
usages, L’écorce du chêne et celie de quelques
(rouate a e qui La ation > mar- Dans Égétacomis, au me on tarde vient à . Pour ce sol e, une plante anquait
cé sous lun lirlicales sur les bois : il iches et es âges
\ divers quelques
autres arbres contiennent le tannin employé dans la préparation du cuir; d’autres possèdent des
propriétés médicinales, comme le quinquina, d’où
Pon tire le sulphate de quinine, fébrifuge précieux dont on fait un usage universel. Le liége, la canelle sont aussi des écorces.
Le pois des diverses espèces d'arbres diffère beaucoup en force, en beauté et en durée ; mais on croit que les fibres mêmes du bois sont de nature semblabie et ne varient guère que parce qu’elles sont plus ou"moins serrées et contiennent des liquides différents. Si l’on coupe transversalement un arb:.. : n aperçoit la moëlle, le cœur et l’aubier ; c: cinarque qu’il est composé de cercles placés les uns autour des autres; chacun de ces cersles, vu au microscope, offre une suite de petits tubzs plus ou moins serrés selon le grain du bois. L’aubier est la partie extérieure et plus tendre du bois, (Chaque année, il se forme uns couche extérieure d’aubier, et la couche intérieure se durcit et se trouve transformée en bois parfait, La moëlle semble ne servir qu’aux jeunes plantes et aux nouvelles pousses ; elle agit alors cominse réservoir de sève ; ele se dessèche et disparaît quand la plante est forte.
Dans les pluntes herbacées, le bois se trouve remplacé par la fibre végétale ; chez quelquesunes, elle est fragile et se casse facilement ; chez d’autres, elle est dure et flexible, comme dans le
Ag cs Le HMLSOTR ed UC TEE tes METEO TRE ects
Jin et le chanvre: mais ici la fibre doit être con. sidérée plu.st comme l’écorce que comme le bois de ces végétaux. Pour la détacher on fait tremper les tiges dans une eau stagnante ; une scrte de putréfaction détruit la matière qui cimente Îles fibres à la plante ; on les étend sur l’herbe jusqu’à ce qu’elles soient sèches ; par le battage au moyen de cylindres dentelés, les matières étrangèies se séparent aisément de la fibre qu’on peigne et qu’on blanchit pour en faire du fil, des toiles, des cordages, etc. Le coton est ure fibre végétale qui forme une espèce de duvet autour de la graine de certaines espèces d’arbiisseaux, Cette substance filée et tissée fournit aujourd’hui le vêtement à une portion considérable du monde civilisé, et forme peut être la plus forte branche de l’industrie manufacturière. On calcule qu’en Angleterre plus de 2 millions de personnes y sont employées. De nombreuses filatures sont établies depuis longtemps aux Etats-Unis, et ont porté l’aisance et même la richesse duns des districts jusqu’a!ors arides et déserts In Canada, cette industrie devrait être profitable ; car la force motrice de l’eau y est très commune et le prix du travail assez modéré,
Le coton est un carbone presque pur et très inflammable, ce qui explique la découverte rérente d’une poudre fulminante dont cette matière forme la base combustible, L’acide nitrique qu’on em-
ploie à partie Lorsqu l’acide gaz ac liberté
blanch ou mo sembla des ch sécher ainsi comp opérai seule coupe sieurs résult:
à la cc ya MeD« et M. Cha ce ge O
ploie à cette préparation se combine avec une partie du carbone formant une espèce de nitrate. Lorsque l’inflammation a lieu, le gaz oxigène de l’acide se combine avec le carbone et forme le gaz acide carbonique ; l’azote est mis aussi en liberté et le tout, dilaté puissamment par la cha- 4 leur, cause une détonation violente comme celle A de la poudre à canon.
Le papier à écrire se manufacture au moyen de | chiffons ou guenilles de toile et de coton ; on les de blanchit et les réduit dans l’eau, par une machine h ou moulin, en une espèce de pulpe impalpable, ù semblable à du lait épais, qu’on étend ensuite sur des chassis de toile métallique pour les laisser sécher. Pour qu’on puisse écrire sur ies feuilles
sé, et ainsi préparées, on les plonge dans une liqueur lustrie composée de colle claire et d’alun. Toutes ces | leterre opérations se font ensemble aujourd’hui dans une 1 oyées. seule machine qui broie, étend, colle, sèche et | s long- coupe le papier. Le Canada possède déjà plu- ñ nee et sieurs manufactures de ce genre, qui donnent des R n’alors résultats très avantageux, puisqu’elles fournissent 1 dustrie à la consommation pour ? piastres ce qu’on payait, ‘1 ice de il y a dix ans, trois et quatre fois ce prix. MM. i travail McDonald et Logan ont une papéterie à Portneuf, jÈ et M. Louis Perrault en exploite une autre à l rès in- Chambly ; ce sont les deux premières usines de $ érente ce genre qui aient été établies dans ce pays. À , forme On fait aussi du papier commun d'emballoge À
On em:
avec de la paille, de la sciure de bois et d’autres substances végétales.
Les FEUILLES, quoique variées à l’infini, se ressemblent £#ique toutes par leurs fonctions et leur construs .on intérieure ; elles forment :a principale beauté de la végétation. Lorsqu'on les examine attentivement, on voit qu’elles sont recouvertes, comine le reste de la plante, d’un épiderme au-dessous duquel se trouvent des memibranes et des tissus qui sout la prolongation de laubier du bois. Elles sont remplies d’un liquide de couleur ordinairement verte, mais qui se change bientôt en jaune, lorsqu'elle est exposée à Pair. On l’emploie fréquemment en teinture.
Parmi les feuilles dont on fait usage, les plus remarqualles sont les suivantes : —
Le 1Aé, dont on tire, par infusion, une boisson alimentaie généralement adoptée, a été introduit en Europ: par les Hollandais en 1666 ; il se vendait alors Æ8 la livre ; la consommation s’en est accrue rapidement, et le prix a diminué dans la même proportion. On le tire encore aujourd’hui de la Chine et du Japon. Les feuilles se cueillent lorsque l’arbrisseau qui les produit a trois ans. Or les expose à la vaneur de l’eau bouillante ; chaque feuille est roulée à la main puis séchée sur une plaque de cuivre posée sur le feu, C’est à ce procéué de séchoge que le thé doit son arôme particulier. La substance qui lui donne ea saveur
autres
ni, 80 ions et a prinon les ont ren épiemibrae l’auiide de change à Pair.
es plus
boisson troduit ; il se on s’en 6 dans ard’hui cueilis ans.
lante ; séchée
C’est arôme saveur
a beauecup d’analogie avec celle qu’on tire du
‘café.
Le tabac, plante originaire de la Virgirie, a une odeur forte et un goût âcre qu’il acquiert aussi par la préparation qu’on lui fait subir. Sa fumée est agréable à ceux qui en font usage, et cause une espèce d'ivresse, Pris intérieurement, le tabac agit d’une manière violente sur le système, et, en quantité suffisante, peut donner la mort.
Le séné, employé comme purgatif, se tire d’une plante qui croit en Egypte.
Le guaco, plante médicinale originaire du
Mexique, est recommandé comme un puissant
spécifique contre le choléra asiatique.
Les feuilles de guëdes donner‘ une belle teinture jaune.
Les FLEURS servent à l’ornement et à la reproduction des diverses espèces. De toutes les parties des plantes, la fleur en est la plus parfaite, la plus brillante, la plus admirable. La variété des formes, la pureté, la vivacité des couleurs, ‘la déli- ‘catesse de leur organisation en font le chef d'œuvre du règne végétal. La flsur consiste en un calice ou membrane verte, ressemblant aux feuilles, et qui sert à protéger et à nourrir la corolle, c’est àdire, la partie vivement colorée ou la fleur proprement dite; celle-ci se compose d’une ou plusieurs pétales ou follicules. La corolle renferme et nourrit à son tour les élamines ou petits filaments
cylindriques, surmontés de nelites tôles qui sont chargées d’une poussière très fine appelée pollen ; la corolle contient aussi le pistil, organe où sont renfermées les paities constituantes de la graine et qui occupe ordinairement le centre de la fleur. La graine n’est formée, comme germe de reproduction, que lorsqu’elle a subi l’influence du pollen. Quelques fleurs contiennent les étamines et le pistil ; d’autres n’ont que l’un ou l’autre de ces organes, et c’est d'après leur arrangement que Linnée a établi le système de classification qui porte son nom.
On peuse que toutes les plantes ont une graine, quoiqu’on ne leur en voie pas à toutes ; il est probable que, vu leur petitesse, elles sont transportées au loin par le vent et les rivières: car on voit pousser des végétaux dans des lieux où l’on a rien semé.
On emploie en médecine et en teinture les pétales de diverses fleurs; c’est d'elles aussi qu’on extrait, par la distillation, la plupart des parfums.
Le FRUIT et la GRAINE sont les dernières productions de la vie végétale. Ces substances sont la principale et, dans quelques pays, l’unique source de la nourriture de l’homme.
Les graines contiennent toutes une forte proportion d’imidon ; les autres ingrédients qu’elles renferment ordinairement sont le gluten, le sucre, la gomme ct le son ou enveloppe. C’est des graines
sont
len ;
sont
qu'on tire aussi la plupart des huiles fires et quel. ques huiles volatiles. Les huiles fixes sont celles quine s'élèvent pas en vapeur à la température de l’eau bouillante ; quelques-unes sont appelées siccatives, parce qu’elles se sèchent promptement et forment un enduit durable qui les rend très utiles dans les arts pour délayer les couleurs. Les principales sont l’huile de lin, huile de noix qui forment la base des peintures et de l'encre d’imprimerie ; l'huile de ricin (appelée inmproprement en Canada huile de castor), qu’on emploie en médecine, Les huiles grasses, ou qui restent onctueuses, sont celles qu’on tire des olives, des amandes, du colza, des graines de laurier, de navette, de soleil, etc.
Les huiles siccatives ont la propriété d’absorber rapi lement de fortes proportions de l’oxigène de l'air ; il faut éviter avec soin d’en laisser tomber sur du coton, de la laine, des étoupes ou autres substances très divisées: car, en multipliant les surfaces par lesquelies l’huile absorbe l’oxigène, elles facilitent cette combinaison, et il s’ensuit fréquemment une inflammation spontanée. Bien des incendies de navires et de magasius, demeurés inexplicables ou attribués à la malveillance, sont dûs à cette cause,
Il existe un grand nombre d'huiles volatiles ou essentielles, qu’on emploie dans les arts ou la toilette.
D ne er De PS EUR Eee 2 PE ET re os LÉ os à a ÿ
D asee ne