‹ La chimie agricole mise à la portée de tout le monde [microforme]Chapitre 26 sur 34 · Ÿ LT · texte numérisé non relu

Ÿ LT

Vo. Ÿ

et les cornes des animaux; mais il faut qu'ils soient réduits en poudre très fine. Les chiffons de laine, les plumes, le poil, etc., donnent des résultats analogues ; aussi devrait-on ramasser avec soin, pour les utiliser dans les champs, les débris des tanneries et de tous les arts qui einploient ces diverses substances,

Le sang contient une certaine proportion de chacune des substances animales, de sorte que, répandu sur le sol, il lui fournit un riche aliment.

L’agriculteur ne peut se procurer la plupart des substances que nous venons d’énumérer que d’une manière irrégulière et presqu’accidentelle ; mais elle ont été citées pour lui en faire congaître le prix, afin de l’engager à les recueillir toutes les fois qu’il Les rencontre. 11 lui a donc fallu chere cher d’autres matières qu’il pût se procurer à volonté et sans trop de frais. De nombreuses expériences ont été faites depuis long-temps sur cet objet, afin de s’assurer de l’efficacité des engrais ordinairement employés, et de trouver le moyen de les modifier selon la qualité particulière des différents sols auxquels on les veut appliquer. Du reste, l’emploi de tout engrais doit se faire avec jugement et réflexion, si l’on ne veut perdre le fruit de son travail,

On a vu,par exemple,que le blé exige pour prospérer la présence de la silice, de la potasse et des phosphates, Si la terre sur laquelle on le cultive

ne contient pas ces substances (ce que l’agriculteur n’apprend que trop bien par la pauvre apparence de ses récoltes), il faut que les engrais les lui procurent. Pour obtenir ce résultat avec quelque espèce de certitude, le cultivateur doit chercher à connaître les engrais qu’on emploie ordi. nairement. Le fumier qu’il tire de ses étables contient Ju silicate de potasse et du phosphate de magnésie ; la paille des litières en renferme aussi, de sorte qu’une partie des substances que la dernière récolte a enlevées au sol lui sont ainsi rendues. Ilreste encore à procurer à la terre des matières contenant de l’azote ; car cet élément est indispensable à la formation du gluten, de l’albumine, etc., c’est-à-dire de la partie véritublement nutritive des graines de toute espèce. Il faut donc sjouter à l’engrais ordinaire une substance qui renferme de l’ammoniaque, corps extrèmement soluble et volatile, et qu’on ne retient, par conséquent, qu’au moyen de certaines précautions. Beaucoup de cultivateurs ont la négligence de laisser les fumiers des étables, pendant des saisons entières, exposés suns système à l’action de l'air et de la pluie. Alors ils perdent, par l’évaporation, l’agent le plus actif de la fertilité : l’ammoniaque ; la pluie, de son côté, dissout et emporte les autres substances solubles, comme la potasse, la chaux, etc., Les fumiers devraient donc toujours être entassés et pressés en y faisant passer fréquemment les voitures.

Pop em og

Page 1