‹ La Chimie dans l'industrie, dans la vie et dans la natureChapitre 14 sur 48 · LES 1 INDUSTRIES DU VÊTEMENT · texte numérisé non relu

LES 1 INDUSTRIES DU VÊTEMENT

et dissiper au dehors la chaleur interne fournissent donc les vêtements les plus chauds, expression qui ne signifie pas que ces vêtements nous communiquent une chaleur quelconque, mais tout simplement qu'ils sont mauvais conducteurs du calorique. A cet égard, la laine et la soie, qui emprisonnent dé l'air dans leurs interstices, sont les étoffes les plus chaudes.

Les tissus de coton, de lin et de chanvre sont au contraire extrêmement perméables à la chaleur.

La teinture est l'art de communiquer des couleurs variées aux différentes matières textiles. On obtient ce résultat, tantôt en donnant par immersion une teinte uniforme à la masse entière des fils qui constituent le tissu, tantôt par impression, en ne colorant que certaines parties de Tune des faces de l'étoffe.

L'art de teindre remonte aux temps les plus anciens; il était connu des Égyptiens. Ce sont les Phéniciens qui teignirent les premiers avec la poupre et le crocus. Les laines teintes de Milet, les teintureries de Sidon et de Tyr étaient renommées dans l'antiquité. Au Moyen-Age, l'art de la teinture dégénéra ; il commença à se relever aux xvi e et xvn e siècles. En 1G69, Colbert donna des règlements à la profession de teinturier et fit publier des documents utiles à cette industrie;

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mais elle doit ses plus notables perfectionnements à la chimie moderne.

Les matières tinctoriales tirent leur origine de produits naturels ou de corps artificiels.

Pendant longtemps, nous n'eûmes que les premiers à notre disposition et les nuances ne variaient que par l'intensité de la couleur.

Les rouges étaient l'alizarine fournie par la garance, le carthame, Porseille, la santaline, les bois du Brésil et de Fernambouc, Thématoxyline du bois de Campêche. Les jaunes étaient donnés par la gande, le curcuma, le safran.

Les bleus par le tournesol et Pindigo.

Les verts végétaux sont si instables qu'ils n'étaient généralement pas employés.

Les couleurs d'origine animale sont le carmin de cochenille, la gomme-laque et la murexide.

D'ailleurs, la couleur diffère avec la matière textile; cela se voit surtout de nos jours où l'on n'emploie plus guère que des couleurs artificielles dérivées du goudron de houille.

Elles sont en nombre considérable et pour chaque couleur la gamme des nuances est infiniment variée.

La soie surtout acquiert des tons remarquables par teinture au moyen des couleurs d'anthracène et d'aniline. La safranine, la purpurine, le rose bengale, la tropéoline font varier la

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