POIDS ATOMIQUES ET VALENCE
molécule, au contraire, comme lapluspetitepartie d'une substance existant de fait.
Mais on sait que les combinaisons se font toujours dans des rapports constants ; ces rapports seront par conséquent ceux des poids des atomes de matière.
35 gr. 5 de chlore se combinent à i gr. d'hydrogène, pour former 36 gr. 5 d'acide chlorhydrique .
Le poids atomique du chlore est donc 35 fois 1/2 plus considérable que le poids de l'atome d'hydrogène etla molécule d'acide chlorhydrique est donc 36,5.
Le chlore s'est donc combiné à l'hydrogène atome à atome.
Au contraire, l'oxygène, pour former de l'eau, a absorbé deux atomes d'hydrogène. Oserait-on dire que son appétit est deux fois plus considérable que celui du chlore, puisque l'atome d'oxygène a l'affinité de deux atomes de chlore.
L'appétit chimique est la valence du corps :
le chlore est monovalent ; l'oxygène est divalent.
De la même façon, l'azote serait trivalent et la carbone tétravalent.
Mais tout ce langage est encore bien compliqué et, pour abréger la parole, on a représenté la chimie par des signes :
L'atome d'argent est représenté par Ag. , celui
de chlore par Cl. ; l'argent est monovalent : ils se combineront donc tous deux atome à atome et la molécule de chlorure d'argent sera par conséquent Ag Cl.
L'eau formée de deux atomes d'hydrogène et d'un atome d'oxygène est donc H 2 0.
L'arsenic étant trivalent, le chlorure d'arsenic sera As Cl 3 .
Ces représentations théoriques, qui n'ont d'autre but que de nous représenter le corps dans sa fonction, seront donc, quand on le voudra, l'auxiliaire le plus puissant de l'observation et de l'expérimentation.
| 5. — Etude expérimentale de la Combinaison.
Si les théories sont nécessaires et indispensables, elles ne sont vraiment utiles que lorsqu'elles sont la représentation brutale de l'expérience mise par l'imagination de l'homme sous une forme plus palpable et plus sensible.
Lorsque le charbon brûle dans l'air, la combinaison est vive, le phénomène est brutal ; le corps formé est pour ainsi dire indécomposable par la. chaleur ; c'est un corps stable. Au contraire, l'azote et le chlore, qui n'ont vis-à-vis l'un de l'autre aucune affinité, peuvent cependant, par des moyens indirects, se combiner et donner