CIRCULATION ET RESPIRATION
salive et sous Faction du suc pancréatique. Ainsi, tout ce que nous absorbons s'est transformé dans notre appareil digestif. Les aliments se sont généralement simplifiés, ils se sont unifiés, pour ainsi dire, et transformés en corps analogues et assimilables.
Glucose, graisses saponifiées, peptones sont les éléments qui, passant à travers la paroi intestinale, vont pénétrer dans l'organisme, et, transportés par le sang, se répandre dans tous les éléments vivants, leur fournissant les matériaux nécessaires à leur existence.
| 2. — Circulation et Respiration.
Le sang est donc le grand véhicule de toutes les matières alimentairesélaborées. Or, il ne suffit pas, pour qu'une cellule vive, qu'elle absorbe ces matériaux de construction ou d'entretien ; il faut qu'elle puisse les utiliser, en les brûlant, par exemple. Cette combustion ne peut s'effectuer qu'en présence de l'oxygène et le sang, liquide nourricier, va aussi transporter dans toutes les parties de notre organisme l'oxygène dont il a besoin. C'est en observant la constitution du sang, ses moyens de circulation et les phénomènes qui se passent dans les poumons, que Ton conçoit le mécanisme de ces transports.
L'organe central de la circulation sanguine est le cœur qui, par ses contractions rythmées et jamais interrompues, enverra le sang par les artères dans tout l'organisme. De là le sang revient par les veines, chargé des matériaux d'élimination et de rejet. Il les excrète en passant à travers le rein et le foie, revient au cœur et de là, passant dans les poumons, absorbe l'oxygène de l'air, se revivifie et retourne alors, repassant toujours par l'organe central, parcourir de nouveau le trajet déjà fait.
Répondant à de telles fonctions, le sang, sous l'apparence homogène d'un beau liquide rouge, doit avoir et a, en effet, une composition des plus complexes. 11 est vivant dans l'organisme, puisque, loin d'être un liquide inerte, il possède des cellules qui naissent, s'accroissent et meurent. Au sortir du vaisseau, recueilli dans un vase, c'est un liquide opaque qui ne tarde pas à changer d'allure, il se prend en une masse solide, en un caillot, lequel, lentement rétracté sur lui-môme, laisse écouler un liquide jaunâtre, le sérum.
Le sang vivant est, en effet, formée d'une partie liquide, le plasma, tenant en suspension des éléments solides, les globules rouges ; ces globules sont des masses protoplasmiques contenant une matière ferrugineuse et colorante, Thé-