ENGRAIS
Aussitôt qu'un sol est labouré, l'oxydation des matières organiques antérieurement accumulées commence, le drainage se fait mieux et les pertes qu'il cause s’accroissent beaucoup. Les restes végétaux et animaux sont aussi consommés. Il faudra donc, tôt ou tard, faire provision d'éléments nutritifs afin de rendre à la terre les substances aliméntaires disparues si, bien enteudu, l'on veut en maintenir la fertilité. De là la nécessité des fumures ou la restitution.
On rendra à la terre à peu près tout ce qu’elle a perdu de substances alimentaires pour les plantes, en y rapportant les excréments des hommes et des animaux qui ont vécu de ses prodnits. Cette restitution peut se faire partiellement au moyen de fumier d’étable ; mais l'existence de villes et les systèmes d'egouts qui y sont en usage rendent impossible une restitution complète par ce moyen. Le fermier est donc obligé d'acheter pour ses terres, des engrais en échange d’une partie de ses récoltes et des animaux qu’il vend sur sa ferme.
Il faut rendre aux terres naturellement pauvres tous les éléments nutritifs enlevés par les récoltes, mais, la plupart des terres contenant en abondance certains de ces éléments, une fumure partielle sera par conséquent suffisante. En fumant fortement, le sol recevra plus d'éléments nutritifs qu’il n’en cède et la fertilité en augmentera. Au chapitre IV, il est question du caractère de l’épuisement résultant de certaines récoltes et du mode de restitution le plus économique ; au chapitre V on explique les pertes pendant un assolement et au chapitre VI celles résultant de la vente des produits de l’étable,
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