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Par fumier d’étable, il faut entendre les excréments liquides et solides des animaux y compris la litière. La composition en varie d’après les espèces d'animaux, la qualité de la nourriture qu’on leur donne la nature de la litière et la proportion dans laquelle elle figure. Cette partie du sujet sera traitée au chapitre IX.
Le traitement du fumier est d’une grande importance. La plus grande partie de l’azote est déposée sous forme d'urine et généralement, plus le régime alimentaire est riche, plus la quantité d'azote est grande. Si donc on laisse perdre les parties liquides par écoulement ou infiltration, et si les parties solides sont lavées par les pluies, il se perd une quantité considérable d’azote et de potasse. De là, la grande supériorité du fumier fait dans une cave sur celui fait à l’air dans la cour de la ferme. Holdefliess a constaté qu’une certaine quantité de déjections et de litières conservées dans une fosse profonde, et pesant 10 tonnes, contenait 108 Ibs. d'azote, tandis que cette même quantité, si elle avait été mise en tas dans la cour n'aurait pesé que 74 tonnes et conteuu que 64 ]bs. d'azote.
Rappelons que l’urée, qui forme le principal composé azoté de l'urine, se transforme très rapidement en carbonate d’ammoniaque par suite de la fermentation ; et comme cette substance est volatile, il se perd facilement une grande quantité d'azote. (Cette perte a lieu surtout dans l’étable. Müntz et Girard ont constaté qu’il se perd dans les déjections des vaches et des chevaux 30 pour cent d'azote. Les pertes sont plus grandes pour les moutons parce que leurs déjections liquides