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sont plus concentrées. On peut beaucoup diminuer ces pertes en donnant aux animaux d’épaisses litières faites plutôt de tourbe ou de mousse de tourbe que de paille. Encore, en ajoutant à la paille de la terre (pas de sable ni de craie), on augmente beaucoup son pouvoir d’absorber l’'ammoniaque. En saupoudrant la litière de superphosphate ou de kaïuite, on diminue aussi les pertes d’ammoniaque. L'ammoniaque du fumier frais se perd graduellement ; elle se combine sans doute avec les substances organiques provenant de la décomposition de la litière.
Le fumier d’étable entre rapidement en fermentation. Placé en tas, il s'échauffe fortement et une grande quantité d’acide carbonique et de gaz des marais est produite. La fermentation est plus active quand le fumier n’est pas tassé, parce que l'air y peut pénétrer en plus grande quantité ; elle l’est moins quaud la masse est foulée. Quand il y a fermentation dans du fumier humide tassé dans un endroit à l’abri de la pluie, il se perd une quantité considérable de matières carbonées mais, comparativement parlant, peu d'azote ; si, toutefois, le fumier se dessèche et qu'il apparaît de la moisissure, il peut alors se perdre une quantité considérable d’azote. On peut prévenir la perte d’azote si, lors de la construction du tas, on fait alterner les couches de fumier avec des couches de terre.
Le fumier fermenté bien fait, est plus concentré que du fumier frais, car, pendant la fermentation il a beaucoup perdu de poids, sans avoir subi une perte proportionnelle de ses constituants utiles, dont plusieurs
sont même devenus plus solubles. Ilest dans beaucoupde cas préférable de charroyer au champ le fumier frais et de l’enfouir sans retard. De cette manière on prévient toutes pertes occasionnées par la mise en tas et l'on obtient ainsi tous les profits qu’il est capable de donner. Afin d'éviter la détérioration du fumier distribué par tas dans les ehamps, on couvre ceux-là d’une couche de terre épaisse de six pouces.
Le fumier d’étable contient de 65 à 80 pour cent d'eau. L’°cote s’y trouve ordinairement dans la proportion de 0‘45 pour cent, taux qui peut s'élever à 0:65 pour cent, et même plus si les animaux sont très gras et que la litière est faite avec de la mousse de marécage. La proportion des éléments minéraux varie de 2:5 à 3 pour cent, abstraction faite du sable et de la terre qu'on trouve toujours dans le fumier. Dans ces éléments il y a 0‘4 à 0‘7 de potasse et 0'2 a 0'4 d'acide phosphorique. Une tonne de fumier d’étable contient donc 10-15 Ibs. d'azote, autant de potasse et 4-91bs. ’acide phosphorique.
Le fumier d’étable est un fumier complet, c'est-àdire qu'il contient tous les éléments essentiels à la nutrition des plantes. Le rendement immédiat du fumier d’étable sur une même terre est moindre que celui d’une quantité égale d'engrais artificiel.
L'effet du fumier d’étable se manifeste pendant plusieurs années parce que l’azote qu'il contient n’y est pas sous forme d’ammoniaque mais sous celle de composés carbonés dont la décomposition dans Je sol se fait très lentement,
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